Les techniques d’exploitation en surface

Les mines d’or à faible teneur sont exploitées par des fosses qui peuvent être profondes de quelques centaines de mètre et longues de quelques kilomètres. À l’issue de l’exploitation, ces fosses se comblent avec les eaux de surface et se transforment en lac.

En Guyane, il existe deux types de minerai au voisinage de la surface :

  • Des minerais tendres, proches de la surface, correspondent aux roches altérées et oxydées par les conditions météoriques il y a plusieurs millions d’années. Cette partie superficielle, divisée en latérite en surface puis en saprolite plus profondément varie de quelques mètres à 50 mètres de profondeur. Elle est souvent suffisamment meuble pour être exploitée avec des pelles mécaniques ;
  • Des minerais plus durs sont situés en dessous de la saprolite. C’est de la roche dure qu’il est nécessaire de fragmenter avec des explosifs. On creuse pour cela des forages pour faire sauter une tranche de minerai.

Dans les deux cas, la fosse est exploitée en réalisant des paliers de 10 à 15 mètres de hauteur. La zone est déboisée et décapée. Le sol est mis de côté et stocké pour servir à la réhabilitation ultérieure du site. La fosse s’approfondit ensuite au cours de l’exploitation.

Le minerai est chargé sur des camions grâce à une combinaison de bulldozers et de pelles hydrauliques, puis est transporté en camion jusqu’à l’usine de traitement. Compte-tenu des coûts de ces opérations, il est nécessaire de très bien planifier le trajet des machines et le rythme d’exploitation. L’utilisation de GPS et de nombreuses nouvelles technologies permettent d’optimiser la production.

Lors de la production et du transport, l’émission des poussières est contrôlée.