Questions / Réponses

LE PROJET

Le projet Montagne d’Or se conforme à toutes les obligations de la législation française, dont le code minier et le code de l’environnement, ainsi qu’aux meilleures pratiques disponibles.

Il suit la procédure de demandes d’autorisation, conformément à la législation environnementale française, sous le contrôle de la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Guyane.

Une alimentation de 20 MW est nécessaire pour le projet. La ligne électrique sera intégralement financée par la Compagnie Minière Montagne d’Or.

En 2022, à la date estimée du début de la production, la consommation électrique représentera environ 8,5 % de la consommation électrique de la Guyane.

Sur la concession d’une superficie de 15,24 km², la mine est conçue selon un design compact de 8 km², dont 1 km² pour la fosse d’exploitation.

Le projet est porté en Guyane par la Compagnie Minière Montagne d’Or, une société française enregistrée en Guyane, co-entreprise entre Columbus Gold et Nordgold. 21 employés permanents travaillent au camp d’exploration Citron et dans les bureaux de Rémire-Montjoly. Les acteurs de ce projet ambitieux ont pour objectif de l’intégrer dans le développement régional et en particulier celui de l’Ouest guyanais, au bénéfice de ses habitants et dans un environnement respecté.

Des travaux d’exploration ont été menés depuis 1994 à partir du camp Citron et se sont intensifiés depuis 2011. Des études de faisabilité et d’impact ont commencé en 2014. Les études d’impact et de dangers sont toujours en cours et seront achevées au 4ème trimestre 2017.

Les prochaines étapes comprennent le dépôt des demandes d’autorisations environnementales et minières à l’administration, l’enquête publique et des modalités de concertation préalable, en tenant compte de toutes les parties prenantes.

Si la décision est positive, le début de la construction est prévu en 2019 et la production en 2022.

Une concession minière est un titre minier attribué par décret en Conseil d’État après une longue procédure qui peut durer plusieurs années.Elle confère à son titulaire un droit d’exclusivité pour l’exploitation. Le décret d’octroi indique une société titulaire, un périmètre, une superficie, une durée de validité et une ou des substances minérales concernées pour une exploitation.

 « En matière de mines, le titre minier attribue un droit mais ne donne pas pour autant autorisation d’exploiter. Cette autorisation est délivrée sous forme d’arrêtés préfectoraux d’ouverture des travaux, après que les services se sont assurés que l’exploitant entend respecter les biens (en particulier ceux d’autrui dans le cas de potentiels dégâts de surface) et des personnes (en particulier des mineurs, dans le cadre du Règlement général des industries extractives – RGIE). »

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Le projet Montagne d’Or est inclus dans une concession minière datant de 1946 et d’une superficie de 15,24km², dont la Compagnie Minière Montagne d’Or est titulaire. Il est situé à 125 km par piste au sud de Saint-Laurent du Maroni, dans une zone où l’activité minière est autorisée sous conditions par le Schéma départemental d’orientation minière ou SDOM.

Le site, qui fait l’objet d’une exploitation minière depuis 140 ans, est éloigné des lieux d’habitation et situé en dehors du périmètre de la Réserve biologique intégrale de Lucifer Dékou-Dékou.

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Montagne d’Or est un gisement d’or primaire, situé au sud de Saint-Laurent du Maroni en Guyane.

Le projet de mine d’or industrielle associé à ce gisement porte le même nom. Il est conçu selon une approche socio-économique et environnementale responsable. C’est avec cette approche que les porteurs du projet vont gérer, avec les acteurs locaux, les aspects et enjeux liés au développement économique de la Guyane et de l’Ouest guyanais en particulier et à l’industrialisation de la filière aurifère locale : formation, emplois, développement économique, environnement et responsabilité sociale.

Le projet Montagne d’Or se conforme rigoureusement et en toute transparence à toutes les normes environnementales françaises et européennes et utilisera les meilleures pratiques actuelles dans le domaine de l’industrie minière.

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OPPORTUNITÉS POUR LA GUYANE

Le projet Montagne d’Or aura des effets induits sur des secteurs d’activité à l’amont ou à l’aval en Guyane, plus particulièrement dans l’Ouest guyanais. Il nécessitera des moyens importants en hommes, en matériels, en expérience et en compétences.

Pendant la phase de construction, 900 emplois directs, indirects et induits seront créés dans les secteurs du BTP, de la logistique, de l’énergie, de l’exploitation forestière et des services.

Au cours de la phase de production, environ 3 000 emplois indirects et induits seront créés, dans des secteurs d’activité comme l’agro-alimentaire, le commerce, les services et le suivi environnemental.

La Compagnie Minière Montagne d’Or a identifié les niveaux de qualification requis pour le projet, ainsi que les formations correspondantes.

Elle va contribuer à mettre en place une filière de formation aux métiers de la mine en Guyane, avec un réseau de partenaires locaux, nationaux et internationaux.

Les métiers sont ouverts à plusieurs niveaux de qualification : ouvriers, ouvriers qualifiés, techniciens supérieurs et cadres. Les postes seront accessibles à égalité pour les hommes et les femmes.

Les emplois directs correspondent à 57 métiers dans les activités de la mine, comme la production et le traitement du minerai, le suivi environnemental, les services administratifs et la gestion de la base-vie.

Quelques exemples de métiers :

  • conducteur d’engins
  • mécanicien
  • conducteur autobus
  • dynamiteur
  • foreur
  • géologue d’exploitation
  • ingénieur minier
  • métallurgiste
  • chimiste
  • technicien environnement
  • technicien informatique
  • technicien hygiène industrielle
  • planificateur de mine
  • topographe
  • ouvrier maintenance
  • magasinier
  • jardinier
  • cuisinier
  • électricien

La mine de Montagne d’Or va générer 750 emplois directs et environ 3 000 emplois indirects et induits durant la phase de production. Pour la phase de construction, il est prévu de créer 900 emplois directs, indirects et induits, pendant une période deux ans.

ENVIRONNEMENT

Une évaluation quantitative des risques sanitaires du projet sur les populations situées en aval est en cours de réalisation. Aucun résident permanent n’est recensé autour du projet.

En savoir plus : Nos engagements environnementaux / Études de santé et sécurité

Une étude sur l’utilisation du territoire et de ses ressources par les communautés amérindiennes et bushinengués dans les communes environnantes est en cours pour évaluer les incidences éventuelles du projet.

En savoir plus : Nos engagements environnementaux / Populations

La réhabilitation du site commencera progressivement dès le début de l’activité, avec des travaux de revégétalisation. Le suivi du site réhabilité sera ensuite réalisé sur 30 ans, afin de s’assurer de la qualité de la reprise de la végétation, de contrôler les foyers d’érosion et de suivre la qualité des eaux.

En savoir plus : Nos engagements environnementaux / Remise en état

Tous les produits chimiques utilisés sur le site seront entreposés, manipulés et miss en œuvre sur des surfaces étanches, avec un système de drainage et de récupération en cas de fuite. Les installations de l’usine de traitement du minerai seront munies de systèmes d’alarme automatique de niveau et de détection des fuites.

En savoir plus : Nos engagements environnementaux / Le cyanure

La législation actuelle sur la gestion des déchets de l’industrie extractive (Directive Européenne 2006/21/CE) définit des règles strictes de sécurité pour les installations de résidus miniers. En effet, la cyanuration est la seule technologie économiquement rentable permettant de récupérer, au final, jusqu’à plus de 90 % de l’or fin. Cette technologie est utilisée après le procédé gravimétrique qui ne permet de récupérer que 40 % de l’or. 

À Montagne d’Or, le cyanure sera utilisé pour traiter le minerai dans l’usine de traitement située dans un bâtiment couvert et sous rétention totale. Il sera stocké avant utilisation dans un espace couvert séparé des autres produits chimiques. En sortie de traitement de l’or, les résidus de roche qui auront été soumis aux solutions cyanurées, seront ensuite traités pour détruire le cyanure.  Les valeurs limites de cyanure dans les résidus miniers, comme le définit la directive, seront inférieures à 10 parties par million (0,001 %) en poids pour permettre son entreposage dans le parc à résidus à ciel ouvert et à fond étanche.

En savoir plus : Nos engagements environnementaux / Le cyanure

Les impacts environnementaux du projet sont gérés dans le cadre de la législation française et européenne parmi les plus strictes au monde et des plus hauts standards nationaux et internationaux de l’industrie minière en matière de protection de l’environnement et de prévention des risques technologiques.

Les mesures d’atténuation « Éviter-Réduire-Compenser » vont permettre de limiter au maximum les impacts du projet et de compenser les impacts résiduels.

Le Plan de gestion environnementale incluant le programme de suivi ainsi que le Plan de fermeture et de réhabilitation du site font partie des outils.

Le site sera réhabilité à la fin de la production.

En savoir plus : Nos engagements environnement / Notre gestion des impacts

Dans le cadre de la réglementation française et européenne et des normes internationales, de nombreuses études sont nécessaires et obligatoires en amont de tout projet industriel.

Ces études portent sur les aspects environnementaux et sociétaux, sur la santé et la sécurité des populations et des employés et les risques accidentels comme la rupture de digue du parc à résidus miniers.

Les études d’impact et de dangers sont toujours en cours et seront achevées au 4ème trimestre 2017.

En savoir plus : Nos engagements environnementauxÉtudes en amont du projet

Un projet minier est encadré par la législation française et européenne et par les plus hauts standards nationaux et internationaux de l’industrie minière.

Le principal document de référence est le code de l’environnement.

En savoir plus : Réglementation / Études environnementales et sociales

RESPONSABILITE SOCIALE

Pour la Commission européenne, la responsabilité sociale des entreprises ou RSE est un « concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire ».

La RSE désigne les actions volontaires entreprises par les sociétés minières pour améliorer les conditions de vie économiques, sociales ou environnementales des populations locales ou pour réduire les impacts négatifs des projets miniers. Par définition, les actions volontaires sont celles qui vont au-delà des obligations légales et réglementaires.

Dans leur programmes RSE, les entreprises peuvent investir dans le soutien au développement des infrastructures, des actions sociales et économiques.

Plusieurs formats de rencontres et d’échanges sont prévus, comme des entretiens, des réunions collectives d’information et de discussion autour des enjeux, opportunités et impacts du projet, des ateliers thématiques et un comité de coordination.

Une antenne d’information ouvrira au second semestre 2017 à Saint-Laurent du Maroni pour informer plus particulièrement le public dans l’Ouest guyanais et collecter les questions et les préoccupations de la population.

Dans le cadre de l’étude d’impact, deux séries de consultation des parties prenantes ont été réalisées en 2014 et 2016. L’objectif était de présenter le projet et de recueillir les préoccupations, les attentes et les recommandations des parties prenantes sur le projet Montagne d’Or. Près de 80 représentants des services de l’État, de la Collectivité Territoriale de Guyane, des élus, des populations amérindiennes et bushinengués, des acteurs socio-économiques et des organisations non gouvernementales ont été rencontrés à Cayenne et dans la région de Saint-Laurent du Maroni.

 La troisième session est prévue en septembre 2017. L’objectif sera de présenter et de valider les impacts potentiels appréhendés ainsi que les mesures d’évitement, de réduction et de compensation proposées dans le cadre du projet.

Par ailleurs, de nombreuses réunions de travail sur les thèmes économiques, sociaux et environnementaux sont régulièrement organisées depuis 2014.

En avril 2015, une visite organisée sur le camp d’exploration Citron a permis de présenter le projet à près de 40 personnes : des représentants locaux des services de l’Etat, des parlementaires et des élus, des acteurs socio-économiques et des organisations non gouvernementales.

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Une partie prenante est un acteur individuel ou collectif qui est concerné de façon active ou passive par une décision ou un projet et se préoccupe de ce que l’entreprise fait ou envisage de faire. Ses intérêts peuvent être affectés positivement ou négativement à la suite de l’exécution ou de la non-exécution du projet.