Les infrastructures

Si le projet se réalise, l’emprise du site minier en projet représentera 800 hectares. La CMO a cherché à optimiser l’implantation des infrastructures afin de réduire l’emprise totale du site minier et par conséquent son impact sur l’environnement.

Il s’agit d’une surface compacte en comparaison d’autres mines en activité dans dans de nombreux pays. À titre de comparaison, l’emprise de l’exploitation de KGCM, située à Kalgoorlie-Boulder, dans l’ouest de l’Australie, couvre une superficie de 3 506 hectares. Au Suriname, la mine d’or à ciel ouvert de Merian, exploitée depuis 2016 par Newmont, a une emprise au sol de 4 965 hectares.

Le projet Montagne d’Or comprend les infrastructures permettant l’extraction et l’exploitation du minerai (soit 540 hectares environ) ainsi que les équipements nécessaires à la gestion du site.

Ses principales composantes seront :

  • une fosse d’extraction à ciel ouvert d’environ 100 ha ;
  • une usine de traitement du minerai d’environ 15 ha ;
  • deux verses à stériles73 : ouest (40 ha) et centrale (110 ha) ;
  • un parc de stockage des résidus issus du traitement du minerai de 190 ha ;
  • deux aires de stockage de terre végétale de 12 et 9 ha ;
  • une aire de stockage de minerai basse teneur de 15 ha ;
  • un dépôt d’explosifs (détonateurs), une usine de fabrication d’émulsion d’environ 1,5 ha et ses unités mobiles de fabrication d’explosifs;
  • des bassins et des canaux de dérivation des eaux occupant une surface d’environ 42 ha ;
  • des pistes principales et des voies de roulage.

En plus de ces installations, le site minier disposerai aussi :

  • d’une base-vie d’environ 17 ha pour l’hébergement et la restauration du personnel, bénéficiant de lieux de détente et de loisirs ;
  • d’un poste relais électrique comprenant deux transformateurs ;
  • d’installations de traitement et de stockage d’eau potable ;
  • de moyens de collecte et de traitement des eaux usées ;
  • d’un dépôt de stockage et de distribution de carburant ;
  • d’un laboratoire ;
  • d’ateliers de maintenance, d’aires de lavage des engins et d’entrepôts ;
  • de bureaux, de vestiaires, de sanitaires et d’une infirmerie ;
  • d’une piste d’atterrissage d’avion et d’hélicoptère, déjà existante sur le camp Citron ;
  • de barrières de sécurité et d’une clôture et des dispositifs de contrôle des accès.