Un nouveau levier économique pour le territoire

Si le projet se réalise, il générera des retombées pour le territoire en termes de formation, d’emplois et de contributions financières. Plus largement, il participera à l’essor d’une filière minière industrielle en Guyane et, au-delà, au développement du territoire. La vision portée par la CMO avec le projet Montagne d’Or est de contribuer au rayonnement de la Guyane dans la zone équatoriale d’Amérique du Sud et plus largement à l’international par un modèle mine industrielle moderne et responsable. Le projet pourra également générer d’importantes retombées financières, à la fois sociales (salaires) et fiscales (impôts).

Le projet Montagne d’Or a été conçu comme un projet de territoire visant à maximiser les retombées locales tout en minimisant les impacts pour l’environnement.

3 000 emplois indirects et induits mobilisés en phase d’exploitation

Le projet Montagne d’Or aura des effets induits sur des secteurs d’activité à l’amont ou à l’aval en Guyane, plus particulièrement dans l’Ouest guyanais. Il nécessitera des moyens importants en hommes, en matériels, en expérience et en compétences.                                                                            

La CMO continuera à faire appel aux savoir-faire des petites et moyennes entreprises et industries locales. En partenariat avec les acteurs locaux, elle va ainsi contribuer au développement d’un tissu de producteurs, de fournisseurs, de sous-traitants et de prestataires, dans les secteurs industriel, commercial, agro-alimentaire et de services.

Le retour d’expérience, suite à l’insertion du secteur spatial dans l’économie guyanaise ainsi que les études menées par l’International Finance Corporation (IFC) dans le secteur minier, permettent d’évaluer à 3 000 le nombre d’emplois indirects et induits mobilisés en phase d’exploitation. De petites entreprises et des prestataires de services seront sollicités, comme par exemple dans l’agriculture, l’élevage ou pour les prestations nécessaires à la réhabilitation progressive du site.

Cette estimation s’appuie sur les coefficients multiplicateurs évalués dans le secteur minier en fonction du niveau de développement d’un pays accueillant une telle activité en matière d’infrastructures et de services. Sur la base de ces critères, l’Ecosse détient un coefficient multiplicateur de 2,5 et le Ghana de 28. Plus le pays est industrialisé, plus la création d’emplois indirects et induits sera faible. Dans le cas du projet Montagne d’Or, une hypothèse conservatrice a été privilégiée, avec un coefficient de 4, du fait d’un développement important du territoire comparativement à d’autres pays.

Afin de maximiser les retombées locales, la CMO devra définir des conditions strictes d’accès à ses marchés. Ces conditions porteront sur un pourcentage minimum d’emploi local, des obligations de contenu local (recours à des sous-traitants locaux quand le secteur concerné le permet), des standards élevés en matière de santé-sécurité et dans le domaine de l’environnement.

La phase de pré-production

700 emplois indirects seront créés dans les secteurs du BTP, de la logistique, de l’énergie, de l’exploitation forestière et des services pendant 2,5 ans.

La phase d’exploitation

Environ 3 000 emplois indirects et induits seront mobilisés dans différents secteurs d’activité. Par exemple, les contrats suivants seront proposés :

  • Contrats de maintenance: équipements miniers, usine, véhicules légers, électricité, plomberie, menuiserie…
  • Consommables: cyanure de sodium, chaux, charbon actif, sulfate de cuivre, floculant, membranes…
  • Contrats de service: restauration, hébergement, gardiennage, transport de marchandise, transport du personnel, formation, suivi environnemental du site…

Les retombées économiques et financières

  • Les derniers investissements financés par Columbus Gold et Nordgold ont permis de réaliser près de 60 millions d’euros d’études et de travaux d’exploration et de développement du gisement de Montagne d’Or au cours des quatre dernières années.
  • L’investissement prévu pour toute la durée de vie du projet Montagne d’Or est de 782 millions d’euros.
  • Le projet devrait générer 1 431 millions d’euros de retombées sur 12 ans, dans les différents secteurs de l’économie guyanaise. Ces retombées généreront pour les fournisseurs, les prestataires et sous-traitants guyanais des bénéfices générant à leur tour des impôts sur les sociétés et des taxes.
    • Les emplois directs représenteront 360 millions d’euros de dépenses de personnel versés dont 80 millions d’euros de cotisations sociales
    • Les emplois indirects représenteront 1 071 milliard d’euros 
  • La CMO devra s’acquitter de 420 millions d’euros d’impôts et taxes.

L’ensemble des retombées financières sont évaluées à plus de 3 milliards d’euros : investissement, frais d’exploitation, impôts et taxes, retombées indirectes et induites.

Aucun investissement public ne sera nécessaire pour l’exploitation.

  • L’entreprise utilisera le crédit d’impôt, un dispositif de soutien à l’initiative privée et dont peut bénéficier toute entreprise ou particulier qui réalise des investissements productifs neufs dans les Département et Région d’Outre-Mer (DROM).
  • Le deuxième dispositif, la CSPE, touche l’ensemble des Français. Elle permet de payer l’énergie en Guyane au même prix que n’importe quel utilisateur sur le reste du territoire français.

L’appui au développement d’autres filières

La CMO a la volonté́ de privilégier le tissu local de producteurs, de fournisseurs, de sous-traitants et de prestataires. Elle a décidé́ de mettre en place un cluster dédié́ à l’accompagnement des TPE/PME.
Cette démarche a pour objectifs de mobiliser les savoir-faire des entreprises et industries locales en partageant les informations sur les différentes séquences du projet et leur permettre ainsi de se
positionner le mieux possible lors des consultations de marchés.
Initiant le processus d’industrialisation, le projet pourra ainsi assurer un effet d’entraînement pour les entreprises du secteur minier et des secteurs associés comme la sous-traitance industrielle,
la fourniture de biens et de services et le BTP.

Ce dispositif d’accompagnement permanent des entreprises locales est actuellement en cours de structuration. Il regroupe les organisations patronales locales représentatives et les acteurs socioéconomiques et a l’objectif de préparer les perspectives d’évolution des infrastructures des futurs projets miniers et par conséquent la nécessaire adaptation du tissu économique.
Les services de l’État et la Collectivité territoriale de Guyane (CTG) sont associés à cette démarche.

Pour en savoir plus, le dossier du maître d’ouvrage, chapitre 6 « Les effets attendus pour le territoire guyanais », page 97

Les transferts d’infrastructures au profit des collectivités territoriales

Des infrastructures dont l’aménagement ou la construction seront financés par la CMO et pourraient être transférées :

  • La ligne électrique qui participerait à l’aménagement du territoire dans une partie de l’Ouest guyanais;
  • La piste de 125 km depuis Saint-Laurent-du-Maroni, pouvant permettre la desserte d’autres sites miniers mais également permettant d’autres activités, agricoles, forestières, touristiques
  • La base vie et tous ses équipements pouvant héberger 482 personnes et servir 1446 repas par jour. 

Toutes ces infrastructures resteront à 100% opérationnelles jusqu’à la dernière heure de l’exploitation de la mine, elles représentent une valeur (en 2023) d’au moins 95 millions d’euros.