Questions / Réponses

LE PROJET

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage: 

Bonjour,
La construction de la ligne à haute tension (HT) et de la route seront entièrement pris en charge de la Compagnie minière Montagne d’Or et ne coûteront rien au contribuable. De plus, une rétrocession à l’Etat à la fermeture du site minier de ces deux infrastructures (route et ligne HT) est actuellement à l’étude, ce qui bénéficierait au développement du territoire et aux guyanais avant tout.

 

Concernant les subventions, le projet Montagne d’Or ne bénéficiera d’aucune subvention. Le crédit d’impôt et les subventions sont bien deux choses différentes. La CMO bénéficiera du dispositif de soutien à l’initiative privée auquel peuvent prétendre les industriels et les particuliers : le crédit d’impôt qui peut être octroyé à toute entreprise ou particulier qui réalise des investissements productifs neufs dans les Département et Région d’Outre-Mer (DROM). Le crédit d’impôt représente une diminution des taxes sur les investissements réalisés. Au même que tous les guyanais, la Montagne d’Or bénéficiera de la CSPE (Contribution au service public de l’électricité) qui permet de garantir le même prix de l’énergie sur tout le territoire français. La CMO payera donc le même prix que n’importe quelle entreprise en Guyane.

 

Le projet Montagne d’Or prévoit en effet la création de 750 emplois directs en phase d’exploitation. Pour répondre à ces besoins, la CMO s’est engagée à soutenir les filières de formation présentes en Guyane, telles que la Licence Valoress de l’Université de Guyane. Le projet Montagne d’Or aura nécessairement un impact positif sur le tissu économique guyanais avec la mobilisation de plus de 3 000 emplois indirects et induits dans les différents secteurs (BTP, services, logistique…). Enfin, quant à la comparaison avec le coût d’emplois dans le développement durable, il n’appartient pas à la compagnie d’estimer le coût d’emplois dont elle ne serait pas responsable.

 

Pour en savoir plus sur les emplois liés au projet, je vous invite à consulter le dossier du maître d’ouvrage en page 100 et 101. »

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/636

 

Réponse de la maîtrise d’ouvrage:

Bonjour,

 

Avec un chiffre d’affaires d’à peu près 3 Md€, un résultat de 634 M€ (après impôts), nous sommes à un taux moyen de rentabilité de 20 % c’est un taux moyen..

Pour compléter cette information, nous vous proposons ce tableau extrait d’une étude réalisée par le cabinet spécialisé Price Waterhouse Coopers. Ce sont des données qui illustrent les taux de profit des entreprises minières actuellement. C’est une information permet de situer, non pas une valeur absolue, mais une relativité de cette valeur dans un ensemble d’activité minière. Vous avez là, les 30 ou 40 plus grosses entreprises minières mondiales, qui ont affiché ces résultats.

Avec une rentabilité à 20%, le projet à une rentabilité dans la moyenne du secteur d’activité. 

Comme toute activité subventionnée ou non-subventionnée, l’activité minière comporte des risques financiers. Conformément à la législation, des garanties financières seront constituées pour parer toute défaillance du maître d’ouvrage.

Tout au long du cycle de vie de la mine, les coûts de fermetures prévus dès les phases initiales du projet seront réévalués. A chaque phase décisionnelle, l’exploitant devra démontrer qu’il a mis en place les garanties financières suffisantes pour couvrir toutes les dépenses associées à la fermeture. 

Avec le principe de réhabilitation progressive, la Compagnie Minière Montagne d’Or apporte des garanties supplémentaires en permettant de répartir ces coûts de fermeture et de réaménagement tout au long de la vie de la mine. 

Un suivi post-exploitation sera mis en place sur une période de 30 ans afin de contrôler l’impact du projet et de son réaménagement sur 30 ans. »

 

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/636

Réponse de la maîtrise d’ouvrage: 

Bonjour,
La Compagnie minière Montagne d’Or a prévu des mesures et dispositifs adaptés afin d’assurer la sécurité du personnel et des équipements sur le site minier. Les bâtiments du site seront protégés par une clôture métallique de 2 mètres de haut pour éviter toute intrusion. Le site sera équipé d’un système de vidéosurveillance et un système d’alarme contre les intrusions et les incendies. Des contrôles seront réalisés pour accéder au site. La sécurité des installations sera assurée par une société de surveillance privée. Ce rôle est fort différent d’une société militaire privée (SMP), également appelée entreprise militaire et de sécurité privée (EMSP) ou encore entreprise de services de sécurité et de défense (ESSD) qui intervient dans les zones à fort risque sécuritaire.

Enfin, en cas de besoin, la Compagnie minière Montagne d’Or sollicitera, comme toute entreprise française, les forces de l’ordre qui ont en charge de faire respecter la loi sur l’ensemble du territoire de la République. »

 

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/318

Réponse de la maîtrise d’ouvrage: 

Bonjour,

 

Des camions transportant des matières dangereuses circulent déjà sur la RN1 entre Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni pour ravitailler les stations-services en carburant par exemple (essence, gasoil…). Les infrastructures routières sont donc dès aujourd’hui capables de faire passer des camions de transport de matière dangereuse. Cependant, le projet Montagne d’Or prévoit la réalisation d’une analyse multicritère sur le Transport des Marchandises Dangereuses (TMD), afin d’analyser les différentes trajectoires envisageables. Cette étude consiste en :

 

  • lister pour chacune des options de transport, les obligations et les contraintes ;
  • évaluer les options les unes par rapport aux autres pour sélectionner la plus pertinente, compte tenu des critères environnementaux, techniques, sociaux et santé/sécurité, pris en compte par la société.

Cette étude, en cours de réalisation, sera disponible dans un document appelé Étude de Danger (ED), regroupant toutes les analyses de risques lié à l’exploitation minière ainsi que l’explication du choix des réponses les plus adaptées. L’étude de danger, sera rendue publique lors de l’enquête publique accompagnant la demande d’autorisation de travaux minier.

Pour ce qui est des zones non couvertes par le réseau téléphonique, un certain nombre de kilomètres ne sont effectivement pas couvert par le réseau téléphonique mobile, à l’heure actuelle, entre Cayenne et Saint-Laurent et entre Saint-Laurent et le futur site minier. Pour le transport sur la voie publique, il existe des technologies pour les professionnels du transport tels que les balises GPS ou le suivi des camions par satellite, en temps réel, permettant de se passer du réseau téléphonique. De plus, la CMO prévoit d’installer des antennes relais
téléphoniques pour avoir une couverture réseau sur la route privée entre la croisée d’Apatou et le site minier.

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/330

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage:

 

« L’intégralité des nuisances générées par le projet Montagne d’Or fera l’objet d’une étude d’impact actuellement en cours de réalisation. Celle-ci sera disponible lors de l’enquête publique qui accompagnera la demande d’ouverture de travaux minier si le projet se poursuit à la suite du débat public.

L’énergie vibratoire liée aux tirs à l’explosif est associée à l’effet combiné des vibrations transmises dans le sol et dans l’air. La vibration du sol est mesurée par la vitesse particulaire qui caractérise un mouvement de matière (en mm/s) et celle dans l’air – appelée surpression aérienne – est mesurée par le niveau sonore linéaire (dB(L)). Dans le cas des tirs de mines, la plus grande part de l’énergie de la surpression aérienne est située dans la gamme des infrasons (fréquence inférieure à 20 Hz) qui sont inaudibles mais peuvent être ressentis comme une vibration du sol. De plus, la surpression aérienne dépend des conditions météorologiques et est entravée par les obstacles (collines, montagnes, forêts…). 

D’après les études en cours, les vibrations créées par les tirs à l’explosif seraient en dessous de la valeur seuil (10 mm/s) prévue par la réglementation française au-delà de 300 mètres du site de tir. D’un faible niveau et d’une durée très courte, ces vibrations auraient des conséquences très réduites sur l’environnement proche : elles ne seraient plus perceptibles au-delà d’un rayon de 700 mètres autour du site de tir. Le niveau de surpression aérienne mesuré à l’occasion de tirs de mine n’est soumis, actuellement en France, à aucune limite réglementaire. Toutefois, un niveau maximum de 125 dB est recommandé pour la surpression aérienne par la Circulaire d’application du 02/07/96. D’après les études en cours, la surpression acoustique serait de l’ordre de 125 dB(L) à une distance de 275 mètres du site de tir. Le cumul des vibrations du sol et de la surpression aérienne ainsi que l’impact indirect sur les infrastructures de la mine sont présentement à l’étude.

Afin de limiter les vibrations dans et autour du site, la CMO utilisera les services d’un sous-traitant spécialisé qui opérera selon un plan de tir optimisé, et les charges unitaires des tirs de mines seront adaptées aux sensibilités du milieu. Les vibrations et suppressions aériennes issues des tirs de mine feront l’objet de suivi tout au long de la phase d’exploitation.

Pour finir sur le cas plus précis des habitations, il est important de rappeler qu’aucune habitation actuellement présentes ne subira de nuisance sonore ou vibratoire dues aux tirs de mine. En effet, les premières habitations se situent à 50 km du projet avec les villages d’Apatou et de Grand Santi. Ces deux villages se situent bien au-delà des portées sonores et vibratoires des tirs. »

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/467

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage.

 

Bonjour,
L’extraction de l’or par le cyanure est interdite ! Pourquoi faire du forcing ? Pourquoi ne proposez- vous pas une autre forme d’extraction moins risquée et plus dans le respect de l’environnement ? »

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage
« Bonjour,

Le mercure est interdit en Guyane depuis 2006 à l’initiative des opérateurs miniers. Mais l’utilisation du cyanure n’est pas interdite, ni en Guyane, ni au niveau national ou européen. La confusion vient peut-être du fait que le Parlement européen a pris une résolution en 2010 demandant à la Commission européenne l’interdiction de cette technologie. A ce type de demande, la Commission européenne répond d’abord en examinant l’intérêt d’une telle interdiction. Sa réponse, en 2010, indiquait que la législation déjà en vigueur garantissait un niveau de sécurité approprié aux risques et implique, dans la pratique, une étape de destruction du cyanure.

Il faut savoir que la concentration gravimétrique permet de récupérer que 30 % d’or dans le minerai. Le traitement par cyanuration permet dans le cas de Montagne d’Or de récupérer jusqu’à 93,8 % de l’or. Il est aussi important de rappeler que, dans un souci d’amélioration permanente, des recherches sont actuellement en cours à travers le monde pour trouver des substituts au cyanure dans l’industrie minière. Une traduction en Français du chapitre 5.2 d’une de ces études sur les alternatives au cyanure est disponible sur le site du débat pour plus d’information : « Domaines thématiques : procédés cyanurés ».

Lien de l’étude complète en anglais : https://montagnedor.debatpublic.fr/images/Documents-Mo-montagnedor/Montagnedor-Rapport-dechetsextractifs-EN.pdf

La Compagnie minière Montagne d’Or prévoit donc bien l’utilisation de cyanure dans son processus comme cela se fait déjà chez un autre opérateur sur le territoire Guyanais qui vient de lancer la construction d’une usine de cyanuration. »

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/516

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage:

 

Bonjour,
Le projet Montagne d’Or représentera 10% de la consommation électrique en 2023. En effet, la demande générée par le projet Montagne d’Or est estimée à 20 MW avec un besoin en pointe de 135 GWh/an. Et la Programmation Pluriannuelle de l’énergie prévoit la création de moyens de production en adéquation avec la demande, soit une production de 1375GWh en Guyane en 2023.

 

La production d’énergie est un marché ouvert et ce sont des investisseurs privés qui construisent les nouveaux moyens de production et non pas le contribuable. Avec les recettes issues d’achats d’énergie par les consommateurs, les producteurs peuvent notamment rembourser leur investissement et dégager une marge. C’est ce que paiera Montagne d’Or dans l’achat d’énergie lié à son besoin, comme tout consommateur d’électricité.»

https://participons.debatpublic.fr/…/montagnedor/f/72/pa…/80

 

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage:

Bonjour,

La Compagnie minière Montagne d’Or embauchera du personnel à tous les niveaux de formation dans une grande variété de métiers. Quatre niveaux de qualification (ouvriers, techniciens, cadres et directions) sont répartis en 57 métiers. Plus de 50% des emplois seront accessibles au niveau CAP. La CMO souhaite favoriser le pluralisme et la diversité au travers de ses recrutements, sans distinction du genre. Elle favorisera par ailleurs l’emploi local des résidents guyanais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’activité minière exige l’anticipation de la phase d’arrêt de l’exploitation. Ainsi, la connaissance préalable de l’échéance de fin d’activité permettra la mise en place de mesures adaptées de reconversion pour les salariés et les partenaires économiques du projet (programme de réorientation, aide à la reconversion, proposition d’emplois sur d’autres sites…). La CMO envisage de mener cette démarche d’accompagnement post-exploitation de manière concertée, avec les représentants du personnel, les syndicats, les chambres consulaires et les acteurs politiques et de l’administration. La majorité des emplois nécessaires au fonctionnement de la mine sont facilement reconvertibles dans d’autres secteurs de l’économie guyanaise, comme pour le BTP. 

Enfin, les employés ayant bénéficié d’une formation et/ou d’un emploi dans le cadre du projet Montagne d’Or auront acquis un savoir-faire qui leur permettra de mobiliser leur expérience sur d’autres projets miniers si cette industrie est amenée à se développer sur le territoire guyanais. Avec ces compétences acquises, les employés pourront aussi s’ils le souhaitent postuler en dehors du territoire. »

   https://participons.debatpublic.fr/…/f/72/participations/124

 

Réponse de la Maîtrise d’ouvrage

« Bonjour,

Les campagnes de prospection menées en 2014 et 2016 sur l’ensemble des zones d’étude du site minier de Montagne d’Or et du corridor linéaire de la piste et de la future ligne électrique, par l’Institut National de Recherche Archéologique Préventive (INRAP) et Mine & Avenir ont entraîné la découverte de 77 sites ou indices d’occupation humaine : 50 liés à l’occupation amérindienne, 27 à l’orpaillage historique.

Parmi les sites d’occupation amérindienne, 15 sites à fossé désignés sous le terme de « montagnes couronnées » ont été découverts. Ces sites a fossés se trouvent tous en dehors des secteurs concernés par les travaux effectués dans le cadre du projet et feront l’objet d’une protection intégrale par la Compagnie Minière Montagne d’Or. La Direction des Affaires Culturelles (DAC) préconise un marquage précis pour clairement repérer ces sites et éviter toute dégradation, même accidentelle. Les autres éléments du patrimoine amérindien sont majoritairement représentés par des sites de plein air et objets isolés, où des fragments de quartz et de céramique ainsi que des morceaux de métaux ont été trouvés. 19 d’entre eux sont situés dans l’emprise des aménagements projetés ou à moins de 200 m de ces derniers. Conformément aux recommandations de la DAC, la Compagnie Minière Montagne d’Or s’engage à optimiser l’emplacement des infrastructures afin de préserver la plupart des sites. Dans le cas où ce ne serait pas possible, un diagnostic archéologique de chaque vestige ou site serait alors nécessaire. Dans tous les cas, le niveau d’investigation à engager ne serait pas du ressort de la CMO mais de la DAC.

Ce diagnostic permet d’investiguer la valeur et l’intérêt d’un site grâce à des sondages, généralement sous forme de tranchées creusées de manière à détecter les vestiges présents et l’étendue du site. Ces sondages permettent de valider la nécessité d’une fouille archéologique (notamment dans le cas de la découverte d’un cimetière) et de prévoir la durée nécessaire à la fouille ainsi que la logistique du chantier. De plus, comme l’a indiqué Nicolas Payraud de la Direction des affaires culturelles lors de l’atelier du 22 mai, la fouille pourrait ne pas être suffisante, car la ville de Saint-Laurent et/ou le ministère de l’Intérieur sont en droit de demander l’exhumation et la réinhumation de l’ensemble des personnes enterrées. Seuls les diagnostics positifs peuvent donner lieu à une fouille archéologique. La fouille archéologique est réalisée selon des moyens mécaniques lourds pour accéder directement aux vestiges archéologiques. Contrairement au diagnostic qui concerne un faible pourcentage de la superficie, la fouille vise à étudier l’ensemble de la surface du site et des vestiges. Le décapage extensif met au jour les niveaux de vestiges.

Concernant le patrimoine contemporain lié à l’histoire de l’activité minière, il est essentiellement constitué de vestiges de campements ou de villages miniers, d’éléments isolés (bouteilles, métal), de vestiges de la mécanisation des chantiers et les cimetières des placers Enfin et Paul Isnard. 13 de ces sites sont situés dans l’emprise des aménagements projetés ou à moins de 200 m de ces derniers. L’emplacement des infrastructures fera l’objet d’optimisation de manière à éviter la plupart de ces sites. Les sites qui ne pourront être évités feront l’objet d’un diagnostic archéologique. Ce qu’il adviendrait ensuite des vestiges éventuellement découverts, et en particulier des tombes des cimetières relève de la DAC, et concernant les tombes de la ville de Saint- Laurent et ou du ministère de l’Intérieur. »

 

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/348

Bonjour,
Un projet minier de cette ampleur doit effectivement compter sur un approvisionnement régulier. Il est donc systématiquement entouré d’un tissu économique de sous-traitants, de fournisseurs, de prestataires, qui accompagnent tout le développement du projet.
Pour répondre à ce besoin, la Compagnie minière Montagne d’Or s’est d’ores et déjà engagée à accompagner ces filières dans leur structuration, leur organisation, et éventuellement leurs investissements. En effet, elle travaille avec les représentants du secteur agricole, les interprofessions ainsi que la Chambre d’Agriculture, et ouvre ses portes à tout acteur agricole qui serait intéressé pour se développer avec ce projet. Le rôle de la CMO consiste aussi à les accompagner dans leurs objectifs de développements : conservation, stockage, chaîne du froid, transport…
De plus, certains de ces acteurs peuvent aujourd’hui manquer de moyens techniques, de compétences, voire de capacité d’investissement et c’est à ce niveau que l’engagement de la Compagnie souhaite aussi les accompagner. Cela sera possible au travers du cluster », c’est-à-dire de regroupements d’organisations locales représentatives, d’acteurs socio-économiques (tels que les chambres consulaires), d’organisations professionnelles syndicales, des services de l’État et de la CTG. Les trois chambres consulaires, que sont, la Chambre de Commerce et de l’Industrie, la Chambre d’Agriculture et la Chambre des Métiers en feront partie. Cette dernière possède, par exemple, un dispositif de formation et du personnel disponible, à la recherche d’emplois et de débouchés nouveaux. L’objectif de ce cluster est d’avoir un dispositif permanent de contact qui permettra à la CMO d’expliquer les différentes séquences de développement du projet. De ce fait, les acteurs intéressés pourront s’intégrer au processus et proposer la manière dont la compagnie pourrait les aider. Le but est de favoriser localement le plus grand nombre d’accords et de partenariats, de sorte que l’essentiel des financements de frais de fonctionnement (de 1,128 milliard d’euros), reviennent à des entreprises guyanaises.

https://participons.debatpublic.fr/…/f/72/participations/396

 

Question n° 67 recueillie lors de la réunion d’Awala-Yalimapo, le 25 avril 2018.

Que fait-on des résidus stériles ? Que fait-on des matières faiblement cyanurées ? »

Réponse de la maîtrise d’ouvrage.

Bonjour,
Le projet Montagne d’Or comptera dans ses installations deux verses de stockage des stériles d’extraction (verses à stériles) et un parc de stockage des résidus de traitement minier (parc à résidus) pour les matières faiblement cyanurées. La verse à stériles centrale et le parc à résidus seront situés sur la plaine de la crique Infirmes, zone qui a fait l’objet d’intenses travaux d’orpaillage depuis la fin du XIXème siècle jusqu’à ces dernières années. La verse à stériles ouest, sera située sur la plaine de la crique Violette. Pour mieux visualiser ces structures et leur future implantation sur le site, il existe un visuel en page 52 du Dossier du Maître d’Ouvrage (DMO).
Le choix de stocker ces matériaux dans des structures appropriées permet de maîtriser leurs effets sur environnement. En effet, à la suite de nombreux tests en laboratoire, il a été démontré que la moitié des stériles miniers présentent des caractéristiques physico-chimiques qui pourraient conduire à des ruissellements acides, nocifs pour l’environnement. De ce fait, la réutilisation de ces stériles à potentiel accidentogène dans l’entretien de pistes ou la réalisation d’ouvrages n’est pas envisageable. Ainsi, les stériles présentant des risques de drainage acide seront stockés dans des alvéoles en argile afin de les isoler des conditions oxydantes et du ruissellement des eaux.
En ce qui concerne les résidus de traitement (processus utilisant du cyanure en circuit fermé), ceux-ci subiront une phase de destruction des cyanures avant leur stockage (décyanuration). Ce traitement permet d’obtenir un taux de 10 partie par million de cyanure (10 ppm soit 10g de cyanure par tonne de boue). Ce qui représente un taux inférieur aux normes réglementaires en termes de stockage en parc à résidus. Après 12 années d’exploitation, le parc à résidus d’une superficie de 190 ha aura une capacité de 45 millions de m³ et une hauteur maximale de 57 mètres (après quatre phases de rehaussement étalées sur les 12 ans). Il sera délimité sur 3 de ses flancs par des digues et par la montagne Pauline sur un quatrième flanc.
Ces trois ouvrages ont été conçus de façon à garantir leur stabilité tout en assurant une imperméabilité et préserver ainsi les eaux de surface et les eaux souterraines durant l’opération et après la fermeture de la mine. L’étanchéité du fond du parc à résidus sera assurée au moyen d’une géomembrane imperméable recouvrant l’intégralité du fond et des flancs. Durant la phase de réhabilitation, le volume d’eau du bassin sera progressivement abaissé pour permettre l’assèchement des matériaux et le parc sera ensuite recouvert d’une géomembrane, de granulats, d’une couche de saprolite, puis d’une couche drainante et d’un géotextile perméable pour réduire l’exposition des résidus à l’eau et à l’air.
Lors des phases de réhabilitations, les verses à stériles et le parc à résidus seront recouverts par de la terre végétale, suivi de l’ensemencement et de la plantation d’espèces endémiques mises en culture en pépinières dès le lancement de l’exploitation du site, permettant de conforter la stabilité des talus et de revégétaliser le site. » https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/313

Question n° 168.

Bonjour, Je trouve ce projet intéressant. Intéressant sous plusieurs aspects: – intéressant pour la France car il pose la question de la gestion des ressources minières. C’est une vrai question qu’il est important de se poser, d’autant que ces ressources sont porteuses d’enjeux stratégiques au niveau mondial. Il faut donc se poser la question de notre dépendance aux autres pays producteurs. Est-il possible de produire ces ressources de manière vertueuse aujourd’hui ? Pouvons-nous nous éloigner du schéma ancien de la mine d’autrefois ? Quelles sont les techniques innovantes que mettra en place le projet pour une mine nouvelle ? – Intéressant à plus d’un titre pour la Guyane, pour le développement de sa filière déjà existante sur le territoire et qui demande à se structurer. Intéressant pour l’économie, car porteuse potentiellement d’une dynamique positive. Mais encore faut-il que la CMO mette en place les bonnes structures et s’associent avec le territoire pour y travailler pleinement. Quels sont les engagements que la CMO peut prendre dès aujourd’hui pour nous donner confiance en ce projet ? car il nous faut croire en des projets guyanais mais on ne peut tout accepter. La Guyane est notre richesse. Merci pour vos réponses

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage

Bonjour,

Les techniques d’exploitation minière que le projet Montagne d’Or utilisera sont bien éloignées des images d’Epinal de la mine.

 

Dans sa conception premièrement. Les infrastructures ont été dimensionnées et seront installées pour réduire l’emprise au maximum et diminuer l’impact sur la biodiversité.

 

Dans ses méthodes d’exploitation. La plupart des tâches liées à l’extraction du minerai sont mécanisées (forage, transport…). On est donc loin des Mines du Laurion.

 

De même, pour le traitement du minerai, la lixiviation en circuit fermé est la meilleure technique disponible et celle qui garantit le meilleur rendement pour le maximum de sécurité. En cela, une différence majeure avec l’utilisation du mercure (interdit depuis 2006) ou de la cyanuration en tas. Comme le nom l’indique, cyanuration s’effectue en circuit fermé. Le cyanure (qui rappelons-le est une molécule) passe ensuite par un circuit de destruction jusqu’à atteindre une concentration maximale de 10 g par tonne avant d’être déposé dans le Parc à résidus, imperméabilisé par une géomembrane, où il sera dégradé en maximum 12 semaines par l’action combinée des UV, de l’oxygène et de bactéries. (cf courbe de dégradation du cyanure à l’air libre). Ce parc sera conçu selon la technique en aval qui possède les meilleures garanties en termes de résistance.

Une technique spécifique de stockage en alvéole permet d’éviter le Drainage Acide Minier. (cf stockage des stériles acidogènes).

 

Le recours à l’open data permettra de transmettre en temps réel les données aux services de contrôle de la Compagnie et de l’Etat, ce qui facilite et raccourci les délais d’intervention en cas d’incident, si minime soit-il.

 

Le projet Montagne d’Or s’inscrit dans le cadre des principes de la mine responsable et en conséquence dans le respect des plus hauts standards environnementaux.

 

Voilà quelques exemples probants des innovations qui seront mis en place pour le développement de ce projet.

 

En outre, Montagne d’Or participe, comme les autres acteurs de la filière, à la réussite de la formation : un partenariat a été mis en place avec le Régiment Spécial du Service Militaire Adapté, pour des formations de conducteurs d’engins de chantiers. La licence professionnelle VALORESS (Valorisation des Ressources du Sous Sol) a été ouverte grâce au travail de la CTG, de l’université de la Guyane et de la profession.

 

Afin de mieux positionner les entreprises guyanaises pour répondre aux futurs marchés, Montagne d’Or participe à la structuration d’un cluster.

 

Bien que le débat public s’achève, Montagne d’Or continuera sa démarche d’aller à la rencontre et d’être à l’écoute des forces vives du territoire. »

Retrouvez également la réponse à cette question sur le site du débat public: 

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/500

 

 

Question n° 68 recueillie lors de la réunion du 25 avril 2018 à Awala-Yalimapo.

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage

 

Bonjour,

Les dimensions de la fosse minière sont les suivantes : 2,5 km de long, 400 mètres de large et 120 mètres de profondeur en moyenne, ce qui représente une surface de 1km².

 

Dans le but de favoriser l’efficacité du processus de revégétalisation, les zones seront réaménagées dès la fin de leur l’utilisation (et ce, dès la première année de production) jusqu’à la réhabilitation complète du site. Enfin, pour garantir la pérennité de la démarche, un suivi de 30 ans après la fin de l’exploitation est programmé pour des mesures de contrôle et des réajustements du programme tant pour le couvert végétal que pour la qualité de l’eau.

 

Quant à la fosse minière, après la fin de l’exploitation, elle deviendra un plan d’eau alimenté par les eaux du massif Dékou-Dékou, et alimentera les criques en aval du relief. La fosse ressemblera, in fine, à une ancienne carrière, comme celle de Cabassou à Cayenne par exemple, comme le montre la simulation 3D du réaménagement final.

Retrouvez également la réponse à cette question sur le site du débat public: 

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/314

Question n° 171 recueillie lors de l’atelier « Emploi-formation » et « Effets socio-économiques » de Cayenne, samedi 16 juin 2018.

 

Bonjour,
L’objectif de la CMO est de donner la priorité à l’emploi local, aux compétences locales. Si le projet se réalise, il mobilisera 900 emplois en moyenne durant la phase de construction, puis 750 emplois directs seront créés pendant la phase d’exploitation. Des postes seront ouverts à tous les niveaux de qualification, d’ouvriers à cadres, dans les secteurs d’activité suivants : production, usine de traitement, suivi environnemental, services administratifs, gestion de la base-vie.

 

La priorité à l’emploi local, ce n’est pas juste une déclaration d’intention. Pour remplir cet engagement, la CMO a d’abord dressé un état des lieux des compétences qui existent et celles qui doivent être développées. Aux côtés des acteurs du secteur minier, un travail est réalisé avec la CTG, l’Université de Guyane, le RSMA, Pôle Emploi ainsi que les professionnels de la formation, pour développer une filière pérenne de formation aux métiers de la mine qui soit en adéquation avec les besoins de la mine.

Par ailleurs, 3 000 le nombre emplois indirects et induits seront mobilisés, à travers le tissu local de producteurs, fournisseurs, sous-traitants et de prestataires.

L’un de nos objectifs, c’est de faire monter en compétences des jeunes qui n’ont pas encore bénéficié de formation pour accéder aux emplois qui seront créés.

La CMO est consciente que les Guyanais ont déjà beaucoup d’attentes en matière d’emplois. Près de 350 candidatures spontanées ont déjà été reçues. »

Retrouvez cette réponse également sur le site du débat public: 

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/509

 

Le projet Montagne d’Or se conforme à toutes les obligations de la législation française, dont le code minier et le code de l’environnement, ainsi qu’aux meilleures pratiques disponibles.

Il suit la procédure de demandes d’autorisation, conformément à la législation environnementale française, sous le contrôle de la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Guyane.

Une alimentation de 20 MW est nécessaire pour le projet. La ligne électrique sera intégralement financée par la Compagnie Minière Montagne d’Or.

En 2022, à la date estimée du début de la production, la consommation électrique représentera environ 8,5 % de la consommation électrique de la Guyane.

Sur la concession d’une superficie de 15,24 km², la mine est conçue selon un design compact de 8 km², dont 1 km² pour la fosse d’exploitation.

Le projet est porté en Guyane par la Compagnie Minière Montagne d’Or, une société française enregistrée en Guyane, co-entreprise entre Columbus Gold et Nordgold. 21 employés permanents travaillent au camp d’exploration Citron et au siège de Rémire-Montjoly. Les acteurs de ce projet ambitieux ont pour objectif de l’intégrer dans le développement régional et en particulier celui de l’Ouest guyanais, au bénéfice de ses habitants et dans un environnement respecté.

Des travaux d’exploration ont été menés depuis 1994 à partir du camp Citron et se sont intensifiés depuis 2011. Des études de faisabilité et d’impact ont commencé en 2014.

Les prochaines étapes comprennent le débat public en 2018, le dépôt des demandes d’autorisations environnementales et minières à l’administration, l’enquête publique et des modalités de concertation préalable, en tenant compte de toutes les parties prenantes.

Si la décision est positive, le début de la construction est prévu en 2019 et la production en 2022.

Une concession minière est un titre minier attribué par décret en Conseil d’État après une longue procédure qui peut durer plusieurs années.Elle confère à son titulaire un droit d’exclusivité pour l’exploitation. Le décret d’octroi indique une société titulaire, un périmètre, une superficie, une durée de validité et une ou des substances minérales concernées pour une exploitation.

 « En matière de mines, le titre minier attribue un droit mais ne donne pas pour autant autorisation d’exploiter. Cette autorisation est délivrée sous forme d’arrêtés préfectoraux d’ouverture des travaux, après que les services se sont assurés que l’exploitant entend respecter les biens (en particulier ceux d’autrui dans le cas de potentiels dégâts de surface) et des personnes (en particulier des mineurs, dans le cadre du Règlement général des industries extractives – RGIE). »

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Le projet Montagne d’Or est inclus dans une concession minière datant de 1946 et d’une superficie de 15,24km², dont la Compagnie Minière Montagne d’Or est titulaire. Il est situé à 125 km par piste au sud de Saint-Laurent du Maroni, dans une zone où l’activité minière est autorisée sous conditions par le Schéma départemental d’orientation minière ou SDOM.

Le site, qui fait l’objet d’une exploitation minière depuis 140 ans, est éloigné des lieux d’habitation et situé en dehors du périmètre de la Réserve biologique intégrale de Lucifer Dékou-Dékou.

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Montagne d’Or est un gisement d’or primaire, situé au sud de Saint-Laurent du Maroni en Guyane.

Le projet de mine d’or industrielle associé à ce gisement porte le même nom. Il est conçu selon une approche socio-économique et environnementale responsable. C’est avec cette approche que les porteurs du projet vont gérer, avec les acteurs locaux, les aspects et enjeux liés au développement économique de la Guyane et de l’Ouest guyanais en particulier et à l’industrialisation de la filière aurifère locale : formation, emplois, développement économique, environnement et responsabilité sociale.

Le projet Montagne d’Or se conforme rigoureusement et en toute transparence à toutes les normes environnementales françaises et européennes et utilisera les meilleures pratiques actuelles dans le domaine de l’industrie minière.

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OPPORTUNITÉS POUR LA GUYANE

Réponse de la maîtrise d’ouvrage:

Bonjour,

 

Avec un chiffre d’affaires d’à peu près 3 Md€, un résultat de 634 M€ (après impôts), nous sommes à un taux moyen de rentabilité de 20 % c’est un taux moyen..

Pour compléter cette information, nous vous proposons ce tableau extrait d’une étude réalisée par le cabinet spécialisé Price Waterhouse Coopers. Ce sont des données qui illustrent les taux de profit des entreprises minières actuellement. C’est une information permet de situer, non pas une valeur absolue, mais une relativité de cette valeur dans un ensemble d’activité minière. Vous avez là, les 30 ou 40 plus grosses entreprises minières mondiales, qui ont affiché ces résultats.

Avec une rentabilité à 20%, le projet à une rentabilité dans la moyenne du secteur d’activité. 

Comme toute activité subventionnée ou non-subventionnée, l’activité minière comporte des risques financiers. Conformément à la législation, des garanties financières seront constituées pour parer toute défaillance du maître d’ouvrage.

Tout au long du cycle de vie de la mine, les coûts de fermetures prévus dès les phases initiales du projet seront réévalués. A chaque phase décisionnelle, l’exploitant devra démontrer qu’il a mis en place les garanties financières suffisantes pour couvrir toutes les dépenses associées à la fermeture. 

Avec le principe de réhabilitation progressive, la Compagnie Minière Montagne d’Or apporte des garanties supplémentaires en permettant de répartir ces coûts de fermeture et de réaménagement tout au long de la vie de la mine. 

Un suivi post-exploitation sera mis en place sur une période de 30 ans afin de contrôler l’impact du projet et de son réaménagement sur 30 ans. »

 

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/636

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage:

Bonjour,

La Compagnie minière Montagne d’Or embauchera du personnel à tous les niveaux de formation dans une grande variété de métiers. Quatre niveaux de qualification (ouvriers, techniciens, cadres et directions) sont répartis en 57 métiers. Plus de 50% des emplois seront accessibles au niveau CAP. La CMO souhaite favoriser le pluralisme et la diversité au travers de ses recrutements, sans distinction du genre. Elle favorisera par ailleurs l’emploi local des résidents guyanais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’activité minière exige l’anticipation de la phase d’arrêt de l’exploitation. Ainsi, la connaissance préalable de l’échéance de fin d’activité permettra la mise en place de mesures adaptées de reconversion pour les salariés et les partenaires économiques du projet (programme de réorientation, aide à la reconversion, proposition d’emplois sur d’autres sites…). La CMO envisage de mener cette démarche d’accompagnement post-exploitation de manière concertée, avec les représentants du personnel, les syndicats, les chambres consulaires et les acteurs politiques et de l’administration. La majorité des emplois nécessaires au fonctionnement de la mine sont facilement reconvertibles dans d’autres secteurs de l’économie guyanaise, comme pour le BTP. 

Enfin, les employés ayant bénéficié d’une formation et/ou d’un emploi dans le cadre du projet Montagne d’Or auront acquis un savoir-faire qui leur permettra de mobiliser leur expérience sur d’autres projets miniers si cette industrie est amenée à se développer sur le territoire guyanais. Avec ces compétences acquises, les employés pourront aussi s’ils le souhaitent postuler en dehors du territoire. »

   https://participons.debatpublic.fr/…/f/72/participations/124

 

Bonjour,
Un projet minier de cette ampleur doit effectivement compter sur un approvisionnement régulier. Il est donc systématiquement entouré d’un tissu économique de sous-traitants, de fournisseurs, de prestataires, qui accompagnent tout le développement du projet.
Pour répondre à ce besoin, la Compagnie minière Montagne d’Or s’est d’ores et déjà engagée à accompagner ces filières dans leur structuration, leur organisation, et éventuellement leurs investissements. En effet, elle travaille avec les représentants du secteur agricole, les interprofessions ainsi que la Chambre d’Agriculture, et ouvre ses portes à tout acteur agricole qui serait intéressé pour se développer avec ce projet. Le rôle de la CMO consiste aussi à les accompagner dans leurs objectifs de développements : conservation, stockage, chaîne du froid, transport…
De plus, certains de ces acteurs peuvent aujourd’hui manquer de moyens techniques, de compétences, voire de capacité d’investissement et c’est à ce niveau que l’engagement de la Compagnie souhaite aussi les accompagner. Cela sera possible au travers du cluster », c’est-à-dire de regroupements d’organisations locales représentatives, d’acteurs socio-économiques (tels que les chambres consulaires), d’organisations professionnelles syndicales, des services de l’État et de la CTG. Les trois chambres consulaires, que sont, la Chambre de Commerce et de l’Industrie, la Chambre d’Agriculture et la Chambre des Métiers en feront partie. Cette dernière possède, par exemple, un dispositif de formation et du personnel disponible, à la recherche d’emplois et de débouchés nouveaux. L’objectif de ce cluster est d’avoir un dispositif permanent de contact qui permettra à la CMO d’expliquer les différentes séquences de développement du projet. De ce fait, les acteurs intéressés pourront s’intégrer au processus et proposer la manière dont la compagnie pourrait les aider. Le but est de favoriser localement le plus grand nombre d’accords et de partenariats, de sorte que l’essentiel des financements de frais de fonctionnement (de 1,128 milliard d’euros), reviennent à des entreprises guyanaises.

https://participons.debatpublic.fr/…/f/72/participations/396

 

Question n° 168.

Bonjour, Je trouve ce projet intéressant. Intéressant sous plusieurs aspects: – intéressant pour la France car il pose la question de la gestion des ressources minières. C’est une vrai question qu’il est important de se poser, d’autant que ces ressources sont porteuses d’enjeux stratégiques au niveau mondial. Il faut donc se poser la question de notre dépendance aux autres pays producteurs. Est-il possible de produire ces ressources de manière vertueuse aujourd’hui ? Pouvons-nous nous éloigner du schéma ancien de la mine d’autrefois ? Quelles sont les techniques innovantes que mettra en place le projet pour une mine nouvelle ? – Intéressant à plus d’un titre pour la Guyane, pour le développement de sa filière déjà existante sur le territoire et qui demande à se structurer. Intéressant pour l’économie, car porteuse potentiellement d’une dynamique positive. Mais encore faut-il que la CMO mette en place les bonnes structures et s’associent avec le territoire pour y travailler pleinement. Quels sont les engagements que la CMO peut prendre dès aujourd’hui pour nous donner confiance en ce projet ? car il nous faut croire en des projets guyanais mais on ne peut tout accepter. La Guyane est notre richesse. Merci pour vos réponses

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage

Bonjour,

Les techniques d’exploitation minière que le projet Montagne d’Or utilisera sont bien éloignées des images d’Epinal de la mine.

 

Dans sa conception premièrement. Les infrastructures ont été dimensionnées et seront installées pour réduire l’emprise au maximum et diminuer l’impact sur la biodiversité.

 

Dans ses méthodes d’exploitation. La plupart des tâches liées à l’extraction du minerai sont mécanisées (forage, transport…). On est donc loin des Mines du Laurion.

 

De même, pour le traitement du minerai, la lixiviation en circuit fermé est la meilleure technique disponible et celle qui garantit le meilleur rendement pour le maximum de sécurité. En cela, une différence majeure avec l’utilisation du mercure (interdit depuis 2006) ou de la cyanuration en tas. Comme le nom l’indique, cyanuration s’effectue en circuit fermé. Le cyanure (qui rappelons-le est une molécule) passe ensuite par un circuit de destruction jusqu’à atteindre une concentration maximale de 10 g par tonne avant d’être déposé dans le Parc à résidus, imperméabilisé par une géomembrane, où il sera dégradé en maximum 12 semaines par l’action combinée des UV, de l’oxygène et de bactéries. (cf courbe de dégradation du cyanure à l’air libre). Ce parc sera conçu selon la technique en aval qui possède les meilleures garanties en termes de résistance.

Une technique spécifique de stockage en alvéole permet d’éviter le Drainage Acide Minier. (cf stockage des stériles acidogènes).

 

Le recours à l’open data permettra de transmettre en temps réel les données aux services de contrôle de la Compagnie et de l’Etat, ce qui facilite et raccourci les délais d’intervention en cas d’incident, si minime soit-il.

 

Le projet Montagne d’Or s’inscrit dans le cadre des principes de la mine responsable et en conséquence dans le respect des plus hauts standards environnementaux.

 

Voilà quelques exemples probants des innovations qui seront mis en place pour le développement de ce projet.

 

En outre, Montagne d’Or participe, comme les autres acteurs de la filière, à la réussite de la formation : un partenariat a été mis en place avec le Régiment Spécial du Service Militaire Adapté, pour des formations de conducteurs d’engins de chantiers. La licence professionnelle VALORESS (Valorisation des Ressources du Sous Sol) a été ouverte grâce au travail de la CTG, de l’université de la Guyane et de la profession.

 

Afin de mieux positionner les entreprises guyanaises pour répondre aux futurs marchés, Montagne d’Or participe à la structuration d’un cluster.

 

Bien que le débat public s’achève, Montagne d’Or continuera sa démarche d’aller à la rencontre et d’être à l’écoute des forces vives du territoire. »

Retrouvez également la réponse à cette question sur le site du débat public: 

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/500

 

 

Question n° 171 recueillie lors de l’atelier « Emploi-formation » et « Effets socio-économiques » de Cayenne, samedi 16 juin 2018.

 

Bonjour,
L’objectif de la CMO est de donner la priorité à l’emploi local, aux compétences locales. Si le projet se réalise, il mobilisera 900 emplois en moyenne durant la phase de construction, puis 750 emplois directs seront créés pendant la phase d’exploitation. Des postes seront ouverts à tous les niveaux de qualification, d’ouvriers à cadres, dans les secteurs d’activité suivants : production, usine de traitement, suivi environnemental, services administratifs, gestion de la base-vie.

 

La priorité à l’emploi local, ce n’est pas juste une déclaration d’intention. Pour remplir cet engagement, la CMO a d’abord dressé un état des lieux des compétences qui existent et celles qui doivent être développées. Aux côtés des acteurs du secteur minier, un travail est réalisé avec la CTG, l’Université de Guyane, le RSMA, Pôle Emploi ainsi que les professionnels de la formation, pour développer une filière pérenne de formation aux métiers de la mine qui soit en adéquation avec les besoins de la mine.

Par ailleurs, 3 000 le nombre emplois indirects et induits seront mobilisés, à travers le tissu local de producteurs, fournisseurs, sous-traitants et de prestataires.

L’un de nos objectifs, c’est de faire monter en compétences des jeunes qui n’ont pas encore bénéficié de formation pour accéder aux emplois qui seront créés.

La CMO est consciente que les Guyanais ont déjà beaucoup d’attentes en matière d’emplois. Près de 350 candidatures spontanées ont déjà été reçues. »

Retrouvez cette réponse également sur le site du débat public: 

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/509

 

Le projet Montagne d’Or aura des effets induits sur des secteurs d’activité à l’amont ou à l’aval en Guyane, plus particulièrement dans l’Ouest guyanais. Il nécessitera des moyens importants en hommes, en matériels, en expérience et en compétences.

Pendant la phase de construction, 900 emplois directs, indirects et induits seront créés dans les secteurs du BTP, de la logistique, de l’énergie, de l’exploitation forestière et des services.

Au cours de la phase de production, environ 3 000 emplois indirects et induits seront créés, dans des secteurs d’activité comme l’agro-alimentaire, le commerce, les services et le suivi environnemental.

La Compagnie Minière Montagne d’Or a identifié les niveaux de qualification requis pour le projet, ainsi que les formations correspondantes.

Elle va contribuer à mettre en place une filière de formation aux métiers de la mine en Guyane, avec un réseau de partenaires locaux, nationaux et internationaux.

Les métiers sont ouverts à plusieurs niveaux de qualification : ouvriers, ouvriers qualifiés, techniciens supérieurs et cadres. Les postes seront accessibles à égalité pour les hommes et les femmes.

Les emplois directs correspondent à 57 métiers dans les activités de la mine, comme la production et le traitement du minerai, le suivi environnemental, les services administratifs et la gestion de la base-vie.

Quelques exemples de métiers :

  • conducteur d’engins
  • mécanicien
  • conducteur autobus
  • dynamiteur
  • foreur
  • géologue d’exploitation
  • ingénieur minier
  • métallurgiste
  • chimiste
  • technicien environnement
  • technicien informatique
  • technicien hygiène industrielle
  • planificateur de mine
  • topographe
  • ouvrier maintenance
  • magasinier
  • jardinier
  • cuisinier
  • électricien

La mine de Montagne d’Or va générer 750 emplois directs et environ 3 000 emplois indirects et induits durant la phase de production. Pour la phase de construction, il est prévu de créer 900 emplois directs, indirects et induits, pendant une période deux ans.

ENVIRONNEMENT

Réponse de la maîtrise d’ouvrage: 

Bonjour,
La Compagnie minière Montagne d’Or a prévu des mesures et dispositifs adaptés afin d’assurer la sécurité du personnel et des équipements sur le site minier. Les bâtiments du site seront protégés par une clôture métallique de 2 mètres de haut pour éviter toute intrusion. Le site sera équipé d’un système de vidéosurveillance et un système d’alarme contre les intrusions et les incendies. Des contrôles seront réalisés pour accéder au site. La sécurité des installations sera assurée par une société de surveillance privée. Ce rôle est fort différent d’une société militaire privée (SMP), également appelée entreprise militaire et de sécurité privée (EMSP) ou encore entreprise de services de sécurité et de défense (ESSD) qui intervient dans les zones à fort risque sécuritaire.

Enfin, en cas de besoin, la Compagnie minière Montagne d’Or sollicitera, comme toute entreprise française, les forces de l’ordre qui ont en charge de faire respecter la loi sur l’ensemble du territoire de la République. »

 

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/318

Réponse de la maîtrise d’ouvrage: 

Bonjour,

 

Des camions transportant des matières dangereuses circulent déjà sur la RN1 entre Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni pour ravitailler les stations-services en carburant par exemple (essence, gasoil…). Les infrastructures routières sont donc dès aujourd’hui capables de faire passer des camions de transport de matière dangereuse. Cependant, le projet Montagne d’Or prévoit la réalisation d’une analyse multicritère sur le Transport des Marchandises Dangereuses (TMD), afin d’analyser les différentes trajectoires envisageables. Cette étude consiste en :

 

  • lister pour chacune des options de transport, les obligations et les contraintes ;
  • évaluer les options les unes par rapport aux autres pour sélectionner la plus pertinente, compte tenu des critères environnementaux, techniques, sociaux et santé/sécurité, pris en compte par la société.

Cette étude, en cours de réalisation, sera disponible dans un document appelé Étude de Danger (ED), regroupant toutes les analyses de risques lié à l’exploitation minière ainsi que l’explication du choix des réponses les plus adaptées. L’étude de danger, sera rendue publique lors de l’enquête publique accompagnant la demande d’autorisation de travaux minier.

Pour ce qui est des zones non couvertes par le réseau téléphonique, un certain nombre de kilomètres ne sont effectivement pas couvert par le réseau téléphonique mobile, à l’heure actuelle, entre Cayenne et Saint-Laurent et entre Saint-Laurent et le futur site minier. Pour le transport sur la voie publique, il existe des technologies pour les professionnels du transport tels que les balises GPS ou le suivi des camions par satellite, en temps réel, permettant de se passer du réseau téléphonique. De plus, la CMO prévoit d’installer des antennes relais
téléphoniques pour avoir une couverture réseau sur la route privée entre la croisée d’Apatou et le site minier.

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/330

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage:

 

« L’intégralité des nuisances générées par le projet Montagne d’Or fera l’objet d’une étude d’impact actuellement en cours de réalisation. Celle-ci sera disponible lors de l’enquête publique qui accompagnera la demande d’ouverture de travaux minier si le projet se poursuit à la suite du débat public.

L’énergie vibratoire liée aux tirs à l’explosif est associée à l’effet combiné des vibrations transmises dans le sol et dans l’air. La vibration du sol est mesurée par la vitesse particulaire qui caractérise un mouvement de matière (en mm/s) et celle dans l’air – appelée surpression aérienne – est mesurée par le niveau sonore linéaire (dB(L)). Dans le cas des tirs de mines, la plus grande part de l’énergie de la surpression aérienne est située dans la gamme des infrasons (fréquence inférieure à 20 Hz) qui sont inaudibles mais peuvent être ressentis comme une vibration du sol. De plus, la surpression aérienne dépend des conditions météorologiques et est entravée par les obstacles (collines, montagnes, forêts…). 

D’après les études en cours, les vibrations créées par les tirs à l’explosif seraient en dessous de la valeur seuil (10 mm/s) prévue par la réglementation française au-delà de 300 mètres du site de tir. D’un faible niveau et d’une durée très courte, ces vibrations auraient des conséquences très réduites sur l’environnement proche : elles ne seraient plus perceptibles au-delà d’un rayon de 700 mètres autour du site de tir. Le niveau de surpression aérienne mesuré à l’occasion de tirs de mine n’est soumis, actuellement en France, à aucune limite réglementaire. Toutefois, un niveau maximum de 125 dB est recommandé pour la surpression aérienne par la Circulaire d’application du 02/07/96. D’après les études en cours, la surpression acoustique serait de l’ordre de 125 dB(L) à une distance de 275 mètres du site de tir. Le cumul des vibrations du sol et de la surpression aérienne ainsi que l’impact indirect sur les infrastructures de la mine sont présentement à l’étude.

Afin de limiter les vibrations dans et autour du site, la CMO utilisera les services d’un sous-traitant spécialisé qui opérera selon un plan de tir optimisé, et les charges unitaires des tirs de mines seront adaptées aux sensibilités du milieu. Les vibrations et suppressions aériennes issues des tirs de mine feront l’objet de suivi tout au long de la phase d’exploitation.

Pour finir sur le cas plus précis des habitations, il est important de rappeler qu’aucune habitation actuellement présentes ne subira de nuisance sonore ou vibratoire dues aux tirs de mine. En effet, les premières habitations se situent à 50 km du projet avec les villages d’Apatou et de Grand Santi. Ces deux villages se situent bien au-delà des portées sonores et vibratoires des tirs. »

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/467

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage.

 

Bonjour,
L’extraction de l’or par le cyanure est interdite ! Pourquoi faire du forcing ? Pourquoi ne proposez- vous pas une autre forme d’extraction moins risquée et plus dans le respect de l’environnement ? »

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage
« Bonjour,

Le mercure est interdit en Guyane depuis 2006 à l’initiative des opérateurs miniers. Mais l’utilisation du cyanure n’est pas interdite, ni en Guyane, ni au niveau national ou européen. La confusion vient peut-être du fait que le Parlement européen a pris une résolution en 2010 demandant à la Commission européenne l’interdiction de cette technologie. A ce type de demande, la Commission européenne répond d’abord en examinant l’intérêt d’une telle interdiction. Sa réponse, en 2010, indiquait que la législation déjà en vigueur garantissait un niveau de sécurité approprié aux risques et implique, dans la pratique, une étape de destruction du cyanure.

Il faut savoir que la concentration gravimétrique permet de récupérer que 30 % d’or dans le minerai. Le traitement par cyanuration permet dans le cas de Montagne d’Or de récupérer jusqu’à 93,8 % de l’or. Il est aussi important de rappeler que, dans un souci d’amélioration permanente, des recherches sont actuellement en cours à travers le monde pour trouver des substituts au cyanure dans l’industrie minière. Une traduction en Français du chapitre 5.2 d’une de ces études sur les alternatives au cyanure est disponible sur le site du débat pour plus d’information : « Domaines thématiques : procédés cyanurés ».

Lien de l’étude complète en anglais : https://montagnedor.debatpublic.fr/images/Documents-Mo-montagnedor/Montagnedor-Rapport-dechetsextractifs-EN.pdf

La Compagnie minière Montagne d’Or prévoit donc bien l’utilisation de cyanure dans son processus comme cela se fait déjà chez un autre opérateur sur le territoire Guyanais qui vient de lancer la construction d’une usine de cyanuration. »

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/516

Question n° 67 recueillie lors de la réunion d’Awala-Yalimapo, le 25 avril 2018.

Que fait-on des résidus stériles ? Que fait-on des matières faiblement cyanurées ? »

Réponse de la maîtrise d’ouvrage.

Bonjour,
Le projet Montagne d’Or comptera dans ses installations deux verses de stockage des stériles d’extraction (verses à stériles) et un parc de stockage des résidus de traitement minier (parc à résidus) pour les matières faiblement cyanurées. La verse à stériles centrale et le parc à résidus seront situés sur la plaine de la crique Infirmes, zone qui a fait l’objet d’intenses travaux d’orpaillage depuis la fin du XIXème siècle jusqu’à ces dernières années. La verse à stériles ouest, sera située sur la plaine de la crique Violette. Pour mieux visualiser ces structures et leur future implantation sur le site, il existe un visuel en page 52 du Dossier du Maître d’Ouvrage (DMO).
Le choix de stocker ces matériaux dans des structures appropriées permet de maîtriser leurs effets sur environnement. En effet, à la suite de nombreux tests en laboratoire, il a été démontré que la moitié des stériles miniers présentent des caractéristiques physico-chimiques qui pourraient conduire à des ruissellements acides, nocifs pour l’environnement. De ce fait, la réutilisation de ces stériles à potentiel accidentogène dans l’entretien de pistes ou la réalisation d’ouvrages n’est pas envisageable. Ainsi, les stériles présentant des risques de drainage acide seront stockés dans des alvéoles en argile afin de les isoler des conditions oxydantes et du ruissellement des eaux.
En ce qui concerne les résidus de traitement (processus utilisant du cyanure en circuit fermé), ceux-ci subiront une phase de destruction des cyanures avant leur stockage (décyanuration). Ce traitement permet d’obtenir un taux de 10 partie par million de cyanure (10 ppm soit 10g de cyanure par tonne de boue). Ce qui représente un taux inférieur aux normes réglementaires en termes de stockage en parc à résidus. Après 12 années d’exploitation, le parc à résidus d’une superficie de 190 ha aura une capacité de 45 millions de m³ et une hauteur maximale de 57 mètres (après quatre phases de rehaussement étalées sur les 12 ans). Il sera délimité sur 3 de ses flancs par des digues et par la montagne Pauline sur un quatrième flanc.
Ces trois ouvrages ont été conçus de façon à garantir leur stabilité tout en assurant une imperméabilité et préserver ainsi les eaux de surface et les eaux souterraines durant l’opération et après la fermeture de la mine. L’étanchéité du fond du parc à résidus sera assurée au moyen d’une géomembrane imperméable recouvrant l’intégralité du fond et des flancs. Durant la phase de réhabilitation, le volume d’eau du bassin sera progressivement abaissé pour permettre l’assèchement des matériaux et le parc sera ensuite recouvert d’une géomembrane, de granulats, d’une couche de saprolite, puis d’une couche drainante et d’un géotextile perméable pour réduire l’exposition des résidus à l’eau et à l’air.
Lors des phases de réhabilitations, les verses à stériles et le parc à résidus seront recouverts par de la terre végétale, suivi de l’ensemencement et de la plantation d’espèces endémiques mises en culture en pépinières dès le lancement de l’exploitation du site, permettant de conforter la stabilité des talus et de revégétaliser le site. » https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/313

Question n° 168.

Bonjour, Je trouve ce projet intéressant. Intéressant sous plusieurs aspects: – intéressant pour la France car il pose la question de la gestion des ressources minières. C’est une vrai question qu’il est important de se poser, d’autant que ces ressources sont porteuses d’enjeux stratégiques au niveau mondial. Il faut donc se poser la question de notre dépendance aux autres pays producteurs. Est-il possible de produire ces ressources de manière vertueuse aujourd’hui ? Pouvons-nous nous éloigner du schéma ancien de la mine d’autrefois ? Quelles sont les techniques innovantes que mettra en place le projet pour une mine nouvelle ? – Intéressant à plus d’un titre pour la Guyane, pour le développement de sa filière déjà existante sur le territoire et qui demande à se structurer. Intéressant pour l’économie, car porteuse potentiellement d’une dynamique positive. Mais encore faut-il que la CMO mette en place les bonnes structures et s’associent avec le territoire pour y travailler pleinement. Quels sont les engagements que la CMO peut prendre dès aujourd’hui pour nous donner confiance en ce projet ? car il nous faut croire en des projets guyanais mais on ne peut tout accepter. La Guyane est notre richesse. Merci pour vos réponses

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage

Bonjour,

Les techniques d’exploitation minière que le projet Montagne d’Or utilisera sont bien éloignées des images d’Epinal de la mine.

 

Dans sa conception premièrement. Les infrastructures ont été dimensionnées et seront installées pour réduire l’emprise au maximum et diminuer l’impact sur la biodiversité.

 

Dans ses méthodes d’exploitation. La plupart des tâches liées à l’extraction du minerai sont mécanisées (forage, transport…). On est donc loin des Mines du Laurion.

 

De même, pour le traitement du minerai, la lixiviation en circuit fermé est la meilleure technique disponible et celle qui garantit le meilleur rendement pour le maximum de sécurité. En cela, une différence majeure avec l’utilisation du mercure (interdit depuis 2006) ou de la cyanuration en tas. Comme le nom l’indique, cyanuration s’effectue en circuit fermé. Le cyanure (qui rappelons-le est une molécule) passe ensuite par un circuit de destruction jusqu’à atteindre une concentration maximale de 10 g par tonne avant d’être déposé dans le Parc à résidus, imperméabilisé par une géomembrane, où il sera dégradé en maximum 12 semaines par l’action combinée des UV, de l’oxygène et de bactéries. (cf courbe de dégradation du cyanure à l’air libre). Ce parc sera conçu selon la technique en aval qui possède les meilleures garanties en termes de résistance.

Une technique spécifique de stockage en alvéole permet d’éviter le Drainage Acide Minier. (cf stockage des stériles acidogènes).

 

Le recours à l’open data permettra de transmettre en temps réel les données aux services de contrôle de la Compagnie et de l’Etat, ce qui facilite et raccourci les délais d’intervention en cas d’incident, si minime soit-il.

 

Le projet Montagne d’Or s’inscrit dans le cadre des principes de la mine responsable et en conséquence dans le respect des plus hauts standards environnementaux.

 

Voilà quelques exemples probants des innovations qui seront mis en place pour le développement de ce projet.

 

En outre, Montagne d’Or participe, comme les autres acteurs de la filière, à la réussite de la formation : un partenariat a été mis en place avec le Régiment Spécial du Service Militaire Adapté, pour des formations de conducteurs d’engins de chantiers. La licence professionnelle VALORESS (Valorisation des Ressources du Sous Sol) a été ouverte grâce au travail de la CTG, de l’université de la Guyane et de la profession.

 

Afin de mieux positionner les entreprises guyanaises pour répondre aux futurs marchés, Montagne d’Or participe à la structuration d’un cluster.

 

Bien que le débat public s’achève, Montagne d’Or continuera sa démarche d’aller à la rencontre et d’être à l’écoute des forces vives du territoire. »

Retrouvez également la réponse à cette question sur le site du débat public: 

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/500

 

 

Question n° 68 recueillie lors de la réunion du 25 avril 2018 à Awala-Yalimapo.

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage

 

Bonjour,

Les dimensions de la fosse minière sont les suivantes : 2,5 km de long, 400 mètres de large et 120 mètres de profondeur en moyenne, ce qui représente une surface de 1km².

 

Dans le but de favoriser l’efficacité du processus de revégétalisation, les zones seront réaménagées dès la fin de leur l’utilisation (et ce, dès la première année de production) jusqu’à la réhabilitation complète du site. Enfin, pour garantir la pérennité de la démarche, un suivi de 30 ans après la fin de l’exploitation est programmé pour des mesures de contrôle et des réajustements du programme tant pour le couvert végétal que pour la qualité de l’eau.

 

Quant à la fosse minière, après la fin de l’exploitation, elle deviendra un plan d’eau alimenté par les eaux du massif Dékou-Dékou, et alimentera les criques en aval du relief. La fosse ressemblera, in fine, à une ancienne carrière, comme celle de Cabassou à Cayenne par exemple, comme le montre la simulation 3D du réaménagement final.

Retrouvez également la réponse à cette question sur le site du débat public: 

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/314

Une évaluation quantitative des risques sanitaires du projet sur les populations situées en aval est en cours de réalisation. Aucun résident permanent n’est recensé dans un rayon de 50 kms autour du projet.

En savoir plus : Nos engagements environnementaux / Études de santé et sécurité

Une étude sur l’utilisation du territoire et de ses ressources par les communautés amérindiennes et bushinengués dans les communes environnantes est en cours pour évaluer les incidences éventuelles du projet.

En savoir plus : Nos engagements environnementaux / Populations

Le réaménagement du site commencera progressivement dès le début de l’activité, avec des travaux de revégétalisation. Le suivi du site réaménagé sera ensuite réalisé sur 30 ans, afin de s’assurer de la qualité de la reprise de la végétation, de contrôler les foyers d’érosion et de suivre la qualité des eaux.

En savoir plus : Nos engagements environnementaux / Réaménagement

Tous les produits chimiques utilisés sur le site seront entreposés, manipulés et miss en œuvre sur des surfaces étanches, avec un système de drainage et de récupération en cas de fuite. Les installations de l’usine de traitement du minerai seront munies de systèmes d’alarme automatique de niveau et de détection des fuites.

En savoir plus : Nos engagements environnementaux / Le cyanure

La législation actuelle sur la gestion des déchets de l’industrie extractive (Directive Européenne 2006/21/CE) définit des règles strictes de sécurité pour les installations de résidus miniers. En effet, la cyanuration est la seule technologie économiquement rentable permettant de récupérer, au final, jusqu’à plus de 90 % de l’or fin. Cette technologie est utilisée après le procédé gravimétrique qui ne permet de récupérer que 40 % de l’or. 

À Montagne d’Or, le cyanure sera utilisé pour traiter le minerai dans l’usine de traitement située dans un bâtiment couvert et sous rétention totale. Il sera stocké avant utilisation dans un espace couvert séparé des autres produits chimiques. En sortie de traitement de l’or, les résidus de roche qui auront été soumis aux solutions cyanurées, seront ensuite traités pour détruire le cyanure.  Les valeurs limites de cyanure dans les résidus miniers, comme le définit la directive, seront inférieures à 10 parties par million (0,001 %) en poids pour permettre son entreposage dans le parc à résidus à ciel ouvert et à fond étanche.

En savoir plus : Nos engagements environnementaux / Le cyanure

Les impacts environnementaux du projet sont gérés dans le cadre de la législation française et européenne parmi les plus strictes au monde et des plus hauts standards nationaux et internationaux de l’industrie minière en matière de protection de l’environnement et de prévention des risques technologiques.

Les mesures d’atténuation « Éviter-Réduire-Compenser » vont permettre de limiter au maximum les impacts du projet et de compenser les impacts résiduels.

Le Plan de gestion environnementale incluant le programme de suivi ainsi que le Plan de fermeture et de réhabilitation du site font partie des outils de gestion des impacts.

Le site sera réaménagé à la fin de la production.

En savoir plus : Nos engagements environnement / Notre gestion des impacts

Dans le cadre de la réglementation française et européenne et des normes internationales, de nombreuses études sont nécessaires et obligatoires en amont de tout projet industriel.

Ces études portent sur les aspects environnementaux et sociétaux, sur la santé et la sécurité des populations et des employés et les risques accidentels comme la rupture de digue du parc à résidus miniers.

En savoir plus : Nos engagements environnementauxÉtudes en amont du projet

Un projet minier est encadré par la législation française et européenne et par les plus hauts standards nationaux et internationaux de l’industrie minière.

Le principal document de référence est le code de l’environnement.

En savoir plus : Réglementation / Études environnementales et sociales

RESPONSABILITE SOCIALE

Pour la Commission européenne, la responsabilité sociale des entreprises ou RSE est un « concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire ».

La RSE désigne les actions volontaires entreprises par les sociétés minières pour améliorer les conditions de vie économiques, sociales ou environnementales des populations locales ou pour réduire les impacts négatifs des projets miniers. Par définition, les actions volontaires sont celles qui vont au-delà des obligations légales et réglementaires.

Dans leur programmes RSE, les entreprises peuvent investir dans le soutien au développement des infrastructures, des actions sociales et économiques.

Une antenne d’information ouvrira en janvier 2018 à Saint-Laurent du Maroni pour informer plus particulièrement le public dans l’Ouest guyanais et collecter les questions et les préoccupations de la population.

Un débat public sur le projet sera organisé et animé par la Commission particulière du débat public (CPDP), au premier semestre 2018. La CPDP a été nommée par la Commission nationale du débat public (CNDP), l’autorité administrative indépendante dont le rôle est de veiller à l’information des citoyens et d’assurer la prise en compte de leur point de vue sur les projets d’envergure.

 

Dans le cadre de l’étude d’impact, deux séries de consultation des parties prenantes ont été réalisées en 2014 et 2016. L’objectif était de présenter le projet et de recueillir les préoccupations, les attentes et les recommandations des parties prenantes sur le projet Montagne d’Or. Près de 80 représentants des services de l’État, de la Collectivité Territoriale de Guyane, des élus, des populations amérindiennes et bushinengués, des acteurs socio-économiques et des organisations non gouvernementales ont été rencontrés à Cayenne et dans la région de Saint-Laurent du Maroni.

 La troisième session est prévue au deuxième semestre 2018. L’objectif sera de présenter et de valider les impacts potentiels appréhendés ainsi que les mesures d’évitement, de réduction et de compensation proposées dans le cadre du projet.

Par ailleurs, de nombreuses réunions de travail sur les thèmes économiques, sociaux et environnementaux sont régulièrement organisées depuis 2014. En avril 2015, une visite organisée sur le camp d’exploration Citron a permis de présenter le projet à près de 40 personnes : des représentants locaux des services de l’Etat, des parlementaires et des élus, des acteurs socio-économiques et des organisations non gouvernementales.

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Une partie prenante est un acteur individuel ou collectif qui est concerné de façon active ou passive par une décision ou un projet et se préoccupe de ce que l’entreprise fait ou envisage de faire. Ses intérêts peuvent être affectés positivement ou négativement à la suite de l’exécution ou de la non-exécution du projet.

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