Retour sur le débat public: archéologie

Retour sur le débat public. Aujourd’hui, archéologie.
Question n° 81.

Bonjour, Qu’est-il prévu pour les sites archéologiques découverts ou à découvrir dans le périmètre affecté (vestiges de l’occupation amérindienne ancienne et autres éventuellement) ? »

Réponse de la Maîtrise d’ouvrage

 

Bonjour,

Les campagnes de prospection menées en 2014 et 2016 sur l’ensemble des zones d’étude du site minier de Montagne d’Or et du corridor linéaire de la piste et de la future ligne électrique, par l’Institut National de Recherche Archéologique Préventive (INRAP) et Mine & Avenir ont entraîné la découverte de 77 sites ou indices d’occupation humaine : 50 liés à l’occupation amérindienne, 27 à l’orpaillage historique.

Parmi les sites d’occupation amérindienne, 15 sites à fossé désignés sous le terme de « montagnes couronnées » ont été découverts. Ces sites a fossés se trouvent tous en dehors des secteurs concernés par les travaux effectués dans le cadre du projet et feront l’objet d’une protection intégrale par la Compagnie Minière Montagne d’Or. La Direction des Affaires Culturelles (DAC) préconise un marquage précis pour clairement repérer ces sites et éviter toute dégradation, même accidentelle. Les autres éléments du patrimoine amérindien sont majoritairement représentés par des sites de plein air et objets isolés, où des fragments de quartz et de céramique ainsi que des morceaux de métaux ont été trouvés. 19 d’entre eux sont situés dans l’emprise des aménagements projetés ou à moins de 200 m de ces derniers. Conformément aux recommandations de la DAC, la Compagnie Minière Montagne d’Or s’engage à optimiser l’emplacement des infrastructures afin de préserver la plupart des sites. Dans le cas où ce ne serait pas possible, un diagnostic archéologique de chaque vestige ou site serait alors nécessaire. Dans tous les cas, le niveau d’investigation à engager ne serait pas du ressort de la CMO mais de la DAC.

Ce diagnostic permet d’investiguer la valeur et l’intérêt d’un site grâce à des sondages, généralement sous forme de tranchées creusées de manière à détecter les vestiges présents et l’étendue du site. Ces sondages permettent de valider la nécessité d’une fouille archéologique (notamment dans le cas de la découverte d’un cimetière) et de prévoir la durée nécessaire à la fouille ainsi que la logistique du chantier. De plus, comme l’a indiqué Nicolas Payraud de la Direction des affaires culturelles lors de l’atelier du 22 mai, la fouille pourrait ne pas être suffisante, car la ville de Saint-Laurent et/ou le ministère de l’Intérieur sont en droit de demander l’exhumation et la réinhumation de l’ensemble des personnes enterrées. Seuls les diagnostics positifs peuvent donner lieu à une fouille archéologique. La fouille archéologique est réalisée selon des moyens mécaniques lourds pour accéder directement aux vestiges archéologiques. Contrairement au diagnostic qui concerne un faible pourcentage de la superficie, la fouille vise à étudier l’ensemble de la surface du site et des vestiges. Le décapage extensif met au jour les niveaux de vestiges.

Concernant le patrimoine contemporain lié à l’histoire de l’activité minière, il est essentiellement constitué de vestiges de campements ou de villages miniers, d’éléments isolés (bouteilles, métal), de vestiges de la mécanisation des chantiers et les cimetières des placers Enfin et Paul Isnard. 13 de ces sites sont situés dans l’emprise des aménagements projetés ou à moins de 200 m de ces derniers. L’emplacement des infrastructures fera l’objet d’optimisation de manière à éviter la plupart de ces sites. Les sites qui ne pourront être évités feront l’objet d’un diagnostic archéologique. Ce qu’il adviendrait ensuite des vestiges éventuellement découverts, et en particulier des tombes des cimetières relève de la DAC, et concernant les tombes de la ville de Saint- Laurent et ou du ministère de l’Intérieur. »

https://participons.debatpublic.fr/…/f/72/participations/34