Retour sur le débat public: le fonctionnement de la mine

Question n° 143, posée lors de la réunion de proximité de Mana, le 27 avril: 

Pouvez-vous donner une échelle des décibels, permettant de dire qu’au moment de l’explosion il y a X décibels et qui se répartissent, en fonction des distances, à tel niveau par rapport aux zones habitées ? »

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage:

L’intégralité des nuisances générées par le projet Montagne d’Or fera l’objet d’une étude d’impact actuellement en cours de réalisation. Celle-ci sera disponible lors de l’enquête publique qui accompagnera la demande d’ouverture de travaux minier si le projet se poursuit à la suite du débat public.

L’énergie vibratoire liée aux tirs à l’explosif est associée à l’effet combiné des vibrations transmises dans le sol et dans l’air. La vibration du sol est mesurée par la vitesse particulaire qui caractérise un mouvement de matière (en mm/s) et celle dans l’air – appelée surpression aérienne – est mesurée par le niveau sonore linéaire (dB(L)). Dans le cas des tirs de mines, la plus grande part de l’énergie de la surpression aérienne est située dans la gamme des infrasons (fréquence inférieure à 20 Hz) qui sont inaudibles mais peuvent être ressentis comme une vibration du sol. De plus, la surpression aérienne dépend des conditions météorologiques et est entravée par les obstacles (collines, montagnes, forêts…).

D’après les études en cours, les vibrations créées par les tirs à l’explosif seraient en dessous de la valeur seuil (10 mm/s) prévue par la réglementation française au-delà de 300 mètres du site de tir. D’un faible niveau et d’une durée très courte, ces vibrations auraient des conséquences très réduites sur l’environnement proche : elles ne seraient plus perceptibles au-delà d’un rayon de 700 mètres autour du site de tir. Le niveau de surpression aérienne mesuré à l’occasion de tirs de mine n’est soumis, actuellement en France, à aucune limite réglementaire. Toutefois, un niveau maximum de 125 dBL est recommandé pour la surpression aérienne par la Circulaire d’application du 02/07/96. D’après les études en cours, la surpression acoustique serait de l’ordre de 125 dB(L) à une distance de 275 mètres du site de tir. Le cumul des vibrations du sol et de la surpression aérienne ainsi que l’impact indirect sur les infrastructures de la mine sont présentement à l’étude.

Afin de limiter les vibrations dans et autour du site, la CMO utilisera les services d’un sous-traitant spécialisé qui opérera selon un plan de tir optimisé, et les charges unitaires des tirs de mines seront adaptées aux sensibilités du milieu. Les vibrations et suppressions aériennes issues des tirs de mine feront l’objet de suivi tout au long de la phase d’exploitation.

Pour finir sur le cas plus précis des habitations, il est important de rappeler qu’aucune habitation actuellement présentes ne subira de nuisance sonore ou vibratoire dues aux tirs de mine. En effet, les premières habitations se situent à 50 km du projet avec les villages d’Apatou et de Grand Santi. Ces deux villages se situent bien au-delà des portées sonores et vibratoires des tirs. « 

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/467