Retour sur le débat public: la gestion des risques

Question n° 67 recueillie lors de la réunion d’Awala-Yalimapo, le 25 avril 2018.

Que fait-on des résidus stériles ? Que fait-on des matières faiblement cyanurées ? »

Réponse de la maîtrise d’ouvrage.

Bonjour,
Le projet Montagne d’Or comptera dans ses installations deux verses de stockage des stériles d’extraction (verses à stériles) et un parc de stockage des résidus de traitement minier (parc à résidus) pour les matières faiblement cyanurées. La verse à stériles centrale et le parc à résidus seront situés sur la plaine de la crique Infirmes, zone qui a fait l’objet d’intenses travaux d’orpaillage depuis la fin du XIXème siècle jusqu’à ces dernières années. La verse à stériles ouest, sera située sur la plaine de la crique Violette. Pour mieux visualiser ces structures et leur future implantation sur le site, il existe un visuel en page 52 du Dossier du Maître d’Ouvrage (DMO).
Le choix de stocker ces matériaux dans des structures appropriées permet de maîtriser leurs effets sur environnement. En effet, à la suite de nombreux tests en laboratoire, il a été démontré que la moitié des stériles miniers présentent des caractéristiques physico-chimiques qui pourraient conduire à des ruissellements acides, nocifs pour l’environnement. De ce fait, la réutilisation de ces stériles à potentiel accidentogène dans l’entretien de pistes ou la réalisation d’ouvrages n’est pas envisageable. Ainsi, les stériles présentant des risques de drainage acide seront stockés dans des alvéoles en argile afin de les isoler des conditions oxydantes et du ruissellement des eaux.
En ce qui concerne les résidus de traitement (processus utilisant du cyanure en circuit fermé), ceux-ci subiront une phase de destruction des cyanures avant leur stockage (décyanuration). Ce traitement permet d’obtenir un taux de 10 partie par million de cyanure (10 ppm soit 10g de cyanure par tonne de boue). Ce qui représente un taux inférieur aux normes réglementaires en termes de stockage en parc à résidus. Après 12 années d’exploitation, le parc à résidus d’une superficie de 190 ha aura une capacité de 45 millions de m³ et une hauteur maximale de 57 mètres (après quatre phases de rehaussement étalées sur les 12 ans). Il sera délimité sur 3 de ses flancs par des digues et par la montagne Pauline sur un quatrième flanc.
Ces trois ouvrages ont été conçus de façon à garantir leur stabilité tout en assurant une imperméabilité et préserver ainsi les eaux de surface et les eaux souterraines durant l’opération et après la fermeture de la mine. L’étanchéité du fond du parc à résidus sera assurée au moyen d’une géomembrane imperméable recouvrant l’intégralité du fond et des flancs. Durant la phase de réhabilitation, le volume d’eau du bassin sera progressivement abaissé pour permettre l’assèchement des matériaux et le parc sera ensuite recouvert d’une géomembrane, de granulats, d’une couche de saprolite, puis d’une couche drainante et d’un géotextile perméable pour réduire l’exposition des résidus à l’eau et à l’air.
Lors des phases de réhabilitations, les verses à stériles et le parc à résidus seront recouverts par de la terre végétale, suivi de l’ensemencement et de la plantation d’espèces endémiques mises en culture en pépinières dès le lancement de l’exploitation du site, permettant de conforter la stabilité des talus et de revégétaliser le site. » https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/313