Retour sur le débat public: Techniques innovantes

Retour sur le débat public. Aujourd’hui:  les techniques innovantes.

Question n° 168.

 Bonjour, Je trouve ce projet intéressant. Intéressant sous plusieurs aspects: – intéressant pour la France car il pose la question de la gestion des ressources minières. C’est une vrai question qu’il est important de se poser, d’autant que ces ressources sont porteuses d’enjeux stratégiques au niveau mondial. Il faut donc se poser la question de notre dépendance aux autres pays producteurs. Est-il possible de produire ces ressources de manière vertueuse aujourd’hui ? Pouvons-nous nous éloigner du schéma ancien de la mine d’autrefois ? Quelles sont les techniques innovantes que mettra en place le projet pour une mine nouvelle ? – Intéressant à plus d’un titre pour la Guyane, pour le développement de sa filière déjà existante sur le territoire et qui demande à se structurer. Intéressant pour l’économie, car porteuse potentiellement d’une dynamique positive. Mais encore faut-il que la CMO mette en place les bonnes structures et s’associent avec le territoire pour y travailler pleinement. Quels sont les engagements que la CMO peut prendre dès aujourd’hui pour nous donner confiance en ce projet ? car il nous faut croire en des projets guyanais mais on ne peut tout accepter. La Guyane est notre richesse. Merci pour vos réponses »

Réponse officielle de la maîtrise d’ouvrage

Bonjour,

Les techniques d’exploitation minière que le projet Montagne d’Or utilisera sont bien éloignées des images d’Epinal de la mine.

 

Dans sa conception premièrement. Les infrastructures ont été dimensionnées et seront installées pour réduire l’emprise au maximum et diminuer l’impact sur la biodiversité.

Dans ses méthodes d’exploitation. La plupart des tâches liées à l’extraction du minerai sont mécanisées (forage, transport…). On est donc loin des Mines du Laurion.

 

De même, pour le traitement du minerai, la lixiviation en circuit fermé est la meilleure technique disponible et celle qui garantit le meilleur rendement pour le maximum de sécurité. En cela, une différence majeure avec l’utilisation du mercure (interdit depuis 2006) ou de la cyanuration en tas. Comme le nom l’indique, cyanuration s’effectue en circuit fermé. Le cyanure (qui rappelons-le est une molécule) passe ensuite par un circuit de destruction jusqu’à atteindre une concentration maximale de 10 g par tonne avant d’être déposé dans le Parc à résidus, imperméabilisé par une géomembrane, où il sera dégradé en maximum 12 semaines par l’action combinée des UV, de l’oxygène et de bactéries. (cf courbe de dégradation du cyanure à l’air libre). Ce parc sera conçu selon la technique en aval qui possède les meilleures garanties en termes de résistance.

Une technique spécifique de stockage en alvéole permet d’éviter le Drainage Acide Minier. (cf stockage des stériles acidogènes).

 

Le recours à l’open data permettra de transmettre en temps réel les données aux services de contrôle de la Compagnie et de l’Etat, ce qui facilite et raccourci les délais d’intervention en cas d’incident, si minime soit-il.

Le projet Montagne d’Or s’inscrit dans le cadre des principes de la mine responsable et en conséquence dans le respect des plus hauts standards environnementaux.

 

Voilà quelques exemples probants des innovations qui seront mis en place pour le développement de ce projet.

 

En outre, Montagne d’Or participe, comme les autres acteurs de la filière, à la réussite de la formation : un partenariat a été mis en place avec le Régiment Spécial du Service Militaire Adapté, pour des formations de conducteurs d’engins de chantiers. La licence professionnelle VALORESS (Valorisation des Ressources du Sous Sol) a été ouverte grâce au travail de la CTG, de l’université de la Guyane et de la profession.

 

Afin de mieux positionner les entreprises guyanaises pour répondre aux futurs marchés, Montagne d’Or participe à la structuration d’un cluster.

 

Bien que le débat public s’achève, Montagne d’Or continuera sa démarche d’aller à la rencontre et d’être à l’écoute des forces vives du territoire ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retrouvez la réponse à la question publiée sur le site du débat public: 

https://participons.debatpublic.fr/processes/montagnedor/f/72/participations/500